
Ce rapport a été présenté le 25 septembre lors du meeting annuel du FMI et de la Banque Mondiale à Washington. Selon cette banque, la pénurie de matières premières et de nourriture n'est pas un phénomène nouveau, c'est la situation qui est nouvelle. Elle voit la pénurie et la plus grande volatilité en cours durant la prochaine décennie comme l'amorce d'un changement nécessaire dans la production.
La production alimentaire mondiale doit doubler d'une façon durable dans les 40 à 50 ans à venir, c'est-à-dire en utilisant deux fois moins d'eau, d'engrais, de sol, d'énergie fossile et de produits chimiques qu'aujourd'hui. Ce n'est qu'ainsi qu'il y aura assez de nourriture pour 9 milliards d'humains.
Aucune recette toutes faite n'est divulguée. La banque plaide pour l'innovation et la technologie, même dans nos pays où il n'y a pas de pénurie alimentaire, car cela peut toujours arriver à plus ou moins long terme...
Il faut également un marché libre, de sorte que la production puisse s'établir dans les conditions les plus favorables.
La banque plaide également pour une meilleure répartition financière à travers la chaîne alimentaire. Si on ne le fait pas, le secteur primaire, c'est-à-dire les agriculteurs subiront des pressions venant de toutes parts. Une production durable et des contrats de fourniture à travers la filière peuvent résoudre ce problème.
Ces constatations et recommandations semblent sortir d'un cerveau un peu trop libéral. Soit. Mais elles ont au moins l'avantage de donner des points de réflexion à ceux qui veulent verdir à tout prix la prochaine pac.
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