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La prochaine réforme de la politique agricole commune est annoncée pour après 2013. Un réexamen de la politique agricole commune va cette année, à la suite de l'élection du Parlement européen et de la nomination de la nouvelle Commission européenne. La politique agricole commune représente 40% du budget européen, que des secteurs économiques veulent grignoter.
Jusqu'à présent, des voix s'élèvent pour exprimer des idées sur le changement à apporter à la future politique agricole commune. Avec la divulgation des aides directes, certains ont vu avec stupeur les sommes, parfois, ahurissantes, attribuées à des personnes qui n'ont jamais roulé en tracteur ou qui ont hérité de domaines agricoles importants.
On en déduit très rapidement que les aides directes sont mal réparties. La pac aide d'abord les grands propriétaires fonciers et l'agribusiness. Voilà un important point de discussion. Un autre aspect de la question consiste à se demander ce qu'il convient de faire avec les terres agricoles européennes, trop peu nombreuses pour nourrir la population. L'Europe est sans doute la championne mondiale des rendements. Il est encore possible d'améliorer. On peut, pour cela, faire confiance à la sagacité des agriculteurs. Mais ne serait-ce pas au détriment d'autres ressources, comme les engrais, d'un coût énergétique élevé? La politique agricole commune survivra, modifiée, si elle est acceptée, c'est-à-dire comprise par la population. Le citoyen européen ne comprend plus la pac. On peut se demander aussi si l'agriculteur la comprend encore...
C'est peut-être la raison pour laquelle il est devenu un producteur de matières premières, dont il ignore ensuite le devenir. N'est-il pas temps qu'il redevienne, réellement producteur de denrées alimentaires.
Pour survivre, la politique agricole commune ne devrait-elle pas (re)devenir politique agricole et alimentaire commune?