L'euro, il y a déjà 10 ans
Vendredi 6 Janvier 2012
Le 1er janvier 2002, il y a donc 10 ans, le franc belge et d'autres monnaies disparaissaient des porte-monnaies et porte-feuilles et furent remplacés par l'euro. Ce fut un événement mené tambour battant. Il montrait concrètement l'harmonisation des monnaies, la réussite de la politique monétaire dans une partie importante de l'Union européenne. Il rendait possible une coopération plus étroite entre les différents Etats membres qui avaient adopté cette monnaie.L'introduction de l'euro avait quelques avantages, à la fois pour le particulier et pour l'activité économique en général. Celui qui va couramment dans les pays voisins ne doit plus acheter de monnaies étrangères; l'industriel achète et vend sans devoir tenir compte des variations monétaires.
Le secteur agricole, sans doute le secteur économique le plus harmonisé en Europe, a profité de cette harmonisation monétaire. Ceux qui ont dû se farcir les «montants compensatoires monétaires», destinés à compenser les différences entre les monnaies, fluctuant les unes par rapport aux autres, ne nous contrediront pas.
Dix ans plus tard, et à la suite d'une énorme crise économique et financière, l'euro a perdu de son éclat, et il arrive que certains metten en doute sa persistance. Il est vrai que dans l'euphorie, nos autorités avaient ratissé large, fermé les yeux pour accueillir un maximum de membres dans la zone euro. Mais l'indiscipline budgétaire de plusieurs Etats membres s'est finalement révélée. Les évolutions économiques discordantes ont accentué la méfiance.
Mais en tant que secteur agricole, nous ne pouvons que plaider pour le maintien de cette monnaie, pour soutenir une politique agricole commune forte et bien dotée en moyens.
Au cours de cette année, l'avenir de la politique agricole commune va se discuter puis se décider. Nous ne pouvons qu'espérer que l'issue en sera favorable. C'est le vœu le plus cher que nous formulons pour nos lectrices et lecteurs.