
C'est ce que la FAO, l'Organisation des Nations-Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation a constaté. A remarquer, à côté de cela, que les revenus des agriculteurs, tant dans les pays en développement que dans les pays industrialisés sont loin d'approcher les revenus des autres classes de la société.
La FAO avertit par ailleurs que les prix élevés ne pourront pas être maintenus longtemps et qu'il faut même craindre des ruptures dans l'approvisionnement alimentaire.
C'est certainement à cause des mouvements sociaux dans nombre de pays, et pas seulement en Tunisie et en Egypte, que la FAP pousse le G20, qui rassemble les plus importants pays industrialisés et émergents, à prendre d'urgence des mesures pour s'attaquer au problème de la faim dans le monde.
Pour la FAO, ce n'est pas un problème technique, mais un problème politique.
En d'autres termes, la capacité de produire la nourriture en suffisance existe mais elle n'est pas bien mise en œuvre. On a trop peu investi, dans de nombreux pays en développement, dans une agriculture capable de nourrir la population autochtone.
D'un autre côté, le FAO plaide pour la constitution de réserves stratégiques, pour des raisons humanitaires mais également comme moyen pour assurer un revenu décent aux agriculteurs tout en assurant aux populations une alimentation à prix raisonnable.
Une bonne gestion de ces réserves peut en outre éviter la spéculation sur les matières premières agricoles et alimentaires: on réduirait la volatilité des prix, qui ne peut que s'accentuer en raison des changements climatiques, dit la FAO.
De telles idées, il serait bon que les dirigeants des grands pays les «ruminent», si on veut que le droit à l'alimentation soit un droit pour tous.
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