Éditorial
OGM et aspects socio-économiques
Vendredi 22 Avril 2011
Comme l'Union européenne ne cultive qu'une très faible quantité de plantes génétiquement modifiées, en comparaison avec ce qui se fait ailleurs dans le monde, et surtout aux Etats-Unis, l'expertise en la matière est très restreinte. Peu de statistiques utiles nous fournissent des informations sur les conséquences socio-économiques des OGM. En Europe, c'est principalement en Espagne que l'on cultive du maïs OGM. Les données économiques sur la situation en Europe proviennent d'études réalisées dans les Etats où des plantes tolérantes aux herbicides (HT) ou résistantes aux insectes (BT) sont cultivées. De ces études, il ressort, d'après un rapport récent de la Commission européenne, que les agriculteurs qui cultivent ces plantes là où il y a beaucoup d'adventices ou de ravageurs, peuvent espérer un rendement supérieur.
Au niveau mondial, il apparaît que l'impact économique est plutôt favorable au niveau de l'exploitation agricole. Quant à l'information sur les effets sociaux sur l'ensemble de la chaîne alimentaire, elle est, une fois de plus, restreinte, sinon inexistante.
Voilà les conclusions des projets de recherche financés par l'Union européenne.
Ce rapport est un point de départ pour les Etats membres, la Commission européenne, le Parlement européen et pour tous ceux qui se préoccupent de ce sujet sensible.
La Commission européenne estime que, si l'on veut aller de l'avant, il importe de passer de perceptions «polarisées» vers une base plus concrète et objective.
C'est pourquoi elle conseille de développer un ensemble cohérent d'indicateurs grâce auxquels il sera possible d'analyser les conséquences socio-économiques des cultures d'OGM dans toute l'Union européenne et pour toute la chaîne alimentaire. Elle propose également de réfléchir à une meilleure compréhension de la dimension socio-économique dans la gestion des cultures OGM.