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Un des problèmes auxquels toute l'agriculture est confrontée, c'est la technique du produit d'appel. Cela se fait pour le lait. Dans les grands magasins, le lait et les produits laitiers sont vendus à des prix très faibles afin d'attirer la clientèle.
Le distributeur espère qu'ainsi, après avoir acheté ces produits consommés tous les jours, la clientèle passera du temps à fouiner dans les rayons pour acheter d'autres produits dont la
valorisation est plus intéressante.
Renverser cette tendance, obliger le distributeur à considérer le lait et les produits laitiers comme une matière noble, qu'on ne peut dévaloriser, voilà qui mérite attention. Mais de là à faire entendre raison aux distributeurs, il y a de la marge. Les premiers à freiner des quatre fers seront évidemment les distributeurs.
Il faut cependant rappeler que la grande distribution a reculé à cause des manifestations au cours des derniers mois, puisque le prix du lait a été relevé, surtout au détriment du consommateur, le producteur n'en voyant que des miettes. La grève du lait aura-t-elle un effet du même genre ? Ce n'est pas certain, et ce n'est pas le combat principal mené actuellement.
Le pain est également un produit d'appel. la viande l'est également.
Une chaîne de distribution vient à ce propos de lancer une promotion sur la viande, vantant le rumsteack, qualité reconnue, à 9,25 euros/kg au lieu de 14,20. Pour les agriculteurs, on ne peut pas non plus laisser passer cela: c'est de la promotion sur le dos de l'agriculteur, comme s'il faisait un bénéfice énorme sur la viande bovine. Il ne fait aucun doute qu'ici, la pression est forte sur le prix de vente du bétail.
Comment éviter que le fermier soit systématiquement mis dans les cordes pour cause de promotion irresponsable ? D'autant plus que le fossé grandit entre le produit de base et le produit commercialisé: 13 fois pour la pomme de terre, 4 fois pour le lait, 5 fois pour les oeufs...