Lors de l'ouverture du Salon international de l'agriculture à Paris, les éleveurs ont fait part de leurs difficultés au président français Nicolas Sarkozy.
Samedi 19 février, le président français Nicolas Sarkozy a inauguré la 48e édition du Salon de l'agriculture, dans un contexte difficile pour nombre d'agriculteurs, éleveurs en tête. En outre, ceux-ci sont la cible d'une campagne des écologistes.
Le président français et le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire ont été interpellés par des éleveurs.
Certains éleveurs arboraient des T-shirts rouges sur lesquels était écrit Les producteurs de viande bovine en colère. «Il faut absolument revoir les prix à la production, sinon on va mourir», lui a dit l'un d'eux.
N. Sarkozy a répondu: «On est 6 milliards d'individus sur terre, on sera bientôt 9 milliards, on aura toujours besoin de vous. Vous ne disparaîtrez pas, vous continuerez à exister mais pas de la même manière.»
D'autres questions ont été abordées, comme celles des suicides et les relations avec les banques à propos des échéances de dettes.
En fin de matinée, une table ronde était prévue avec des agriculteurs issus des différents terroirs et filières du pays.
La fédération France Nature Environnement (FNE) a fait beaucoup parler d'elle en ouverture du salon de l'agriculture à Paris. L'association a en effet lancé une campagne contre les OGM, les algues vertes et les pesticides... Campagne que le président français et son ministre de l'Agriculture ont trouvé particulièrement déplacée, car elle s'en prend aux agriculteurs.
Au contraire, le député Ecolo Noël Mamère (Europe Ecologie-Les Verts) a estimé que «France Nature Environnement n'est pas une organisation gauchiste, ce sont des réformistes qui ont bien compris (...) que le Grenelle de l'Environnement était définitivement enterré et qu'ils ont donc été grugés. Cette campagne de publicité n'est pas dirigée contre les agriculteurs. Son message est de dire qu'aujourd'hui des voies utilisées par l'agriculture productiviste, le lobby agricole, sont dangereuses pour les agriculteurs, pour l'environnement et pour la santé.»
La campagne stigmatisant les algues vertes, c'est toute la Bretagne, en tant que collectivité territoriale, qui se voit reprocher de ne pas agir contre les algues vertes. Elle est directement diffamée, selon l'avocat parisien de la Région bretonne. Cependant, la Région ne demandera pas le retrait des affiches. La FNSEA avait tenté de le faire mais a été déboutée.
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