
Elles prévoient le verdissement des paiements directs, ce qui veut dire concrètement que 30% des paiements directs iront à des paiements pour des pratiques agricoles favorables à l'environnement et à la lutte contre le changement climatique. Les propositions comprennent trois mesures de verdissement: les prairies permanentes, la diversité des cultures (il faut cultiver au moins 3 cultures, la plus importante ne pouvant dépasser 70%) et 7% des surfaces cultivées et cultures permanentes pour la préservation de réservoirs écologiques et des paysages.
A ce propos, le Dacian Ciolos avait estimé que quasiment toutes les exploitations ont des endroits non cultivés, non exploités, et que trouver ces 7% ne devraient guère poser problème.
Les prix des terres sont élevés dans les régions peuplées. Ce phénomène ne semble pas près de s'arrêter, malgré une modeste prise de conscience politique que la réduction de la capacité de production agricole va à l'encontre de l'emploi dans le secteur agroalimentaire; un emploi difficilement délocalisable et finalement très important dans le pays et pour le devenir des zones rurales.
Mais entre le prix d'une terre nue et celui d'un terrain construit, il n'y a pas photo. En conséquence, dans un rayon de plusieurs centaines de km autour de Bruxelles, la terre est chère, et tout doit être cultivé pour assurer un revenu décent à l'agriculteur, à l'éleveur.
D'après une étude réalisée en Flandre, 14% des agriculteurs satisferaient sans trop de difficultés aux exigences.
Le pourcentage sans doute plus élevé en Wallonie, mais peut-être pas partout. C'est une raison supplémentaire pour négocier pied à pied l'avenir de notre agriculture.
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