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Les lecteurs du Sillon Belge au Canada


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Fin septembre 2009, un groupe de lecteurs du Sillon Belge et de Landbouwleven est parti à la découverte du Canada. Et comme le chantait Gilles Vignault, ils firent connaissance avec l'immensité. Celle-ci n'est pas seulement agricole, elle l'est également dans toute la splendeur de la nature.

Le 13 septembre 2009, l'avion atterrit à Calgary, la plus grande ville de la province canadienne de l'Alberta. Elle se situe dans le sud de cette province. Immédiatement, nous avons compris que nous étions au Canada car ce n'est pas dans tous les aéroports du monde que le personnel s'affaire en riant et avec des chapeaux blancs, des chapeaux de cow-boys. On se serait cru dans le feuilleton «Dallas».

Calgary se situe dans une région qui fut habitée durant des milliers d'années par les Indiens Pieds Noirs. John Glenn fut le premier Irlandais à venir s'y installer, le long de la rivière Bow. C'était en 1873. Puis le chemin de fer (Canadian Pacific Railway) vint désenclaver la ville. Calgary doit sa richesse actuelle à la découverte de pétrole, à la fin des années 1940. C'est devenu une métropole d'environ 650.000 habitants. Chez nous, elle est connue pour avoir accueilli les jeux d'hiver en 1988, et pour les spécialistes, par son festival de rodéo annuel, le Stampede. L'image du cow-boy est accrochée à cette ville, et de nombreux magasins le rappellent à souhait.

Notre voyage débute le deuxième jour à travers d'immenses plaines, d'une part, et les Montagnes Rocheuses (Rocky Mountains) d'autre part. Ces immensités sont souvent transformées en parcs naturels, comportant de nombreux lacs et des glaciers. A force de rouler à travers l'Alberta et la Colombie Britannique, nous avons même franchi une zone horaire. L'immensité du pays nous pénètre peu à peu. Où se trouvent donc les 33.500.000 habitants du pays, dont 5% d'agriculteurs? Tout simplement dans une bande de 200 km limitée par la frontière avec les Etats-Unis.

Le drapeau du Canada symbolise bien l'immensité: une surface blanche, et une feuille d'érable. Les deux taches rouges signifient les deux Océans (Atlantique et Pacifique) que le pays côtoie. La distance entre l'Est et l'Ouest, c'est 7.800km (autant que 12 allers-retours Ostende- Arlon). Le Canada compte 10 provinces et est grand comme 300 fois la Belgique.

L'Alberta

Le Canada compte 21 millions d'ha de terres agricoles, répartis dans 50.000 fermes. Nous en avons visité plusieurs dans la région de Letherbridge, en Alberta.

Nous faisons connaissance avec la famille Angenant, des Néerlandais qui ont émigré il y a 2 ans au Canada. Ils nous ont guidés lors des visites des fermes dans cette région.

Lors de la première visite, nous sommes accueillis dans une communauté de Hutterites. Les communautés Hutterites vivent leur foi tout en cultivant la terre. Ils sont habillés un peu à la mode de nos ancêtres, comme on le voit sur les photos jaunies. Ils satisfont eux-mêmes à la majorité de leurs besoins, que ce soit la nourriture, les vêtements, le mobilier et même l'enseignement. Ils connaissent l'anglais, mais parlent toujours un ancien allemand qu'ils continuent à apprendre et à entretenir.

Nous avons pu visiter la cordonnerie, la sellerie, la laiterie, la porcherie, un élevage d'oies, les cuisines, le restaurant communautaire, les maisons destinées à chaque famille et naturellement aussi, l'église.

Une colonie hutterite grandit jusqu'à environ 150 personnes. une fois ce chiffre atteint, elle se divise, de nouveaux terrains sont achetés et cultivés.

La communauté est bien organisée. Toutefois, certaines règles sont strictes. Hors de question de vacciner; pas de régulation des naissances; si un membre trouve l'âmesoeur hors de la communauté, il doit quitter la communauté, et il ne peut plus y revenir. De même, on n'étudie pas hors de la colonie.

Pomme de terre

La deuxième exploitation visitée est celle de la famille Kemp, des trentenaires venus des Pays-Bas. Le mari était venu faire un stage il y a 9 ans et son épouse est venue ensuite le rejoindre. Ils ont acheté une ferme de 550 ha, et la pomme de terre en est la culture principale (250 ha). L'ensemble de la production est livré à une usine de Mc Cain, située dans les environs. Une trentaine de fermiers ont un contrat fixe avec l'usine.

Le prix des pommes de terre de la prochaine saison est discuté en janvier. Pour l'année 2009, il fut fixé à l'équivalent de 0,10 euro par kg à l'arrachage. A cela s'ajoute une prime de stockage, ce qui donne un prix de 0,15 euro/kg pour le stockage jusqu'en juin.

La variété cultivée est la Russett Burbank, une pomme de terre à chair blanche, bien connue pour la production de frites de grande taille. La plantation a lieu vers le 15 avril. les lignes de pommes de terre sont écartées de 90 cm.

Le désherbage est suvi par une fertilisation azotée de 170 unités. Les champs sont irrigués. Deux traitements antimildiou sont réalisés par avion, mais la maladie ne semble pas poser de problème car le climat est sec. Toutefois, on constate de l'alternariose.

Nous avons eu la chance d'assister à l'arrachage. C'est vraiment impressionnant. Deux machines arrachent en parallèle 4 lignes à 4 rangs de distance, et elles déversent les pommes de terre sur les 4 lignes centrales. Une troisième machine suit, arrache les 4 lignes et reprend les pommes de terre de 12 lignes en une fois. Le tout est transféré vers un camion.

L'arrachage se déroule sans défanage préalable. Le rendement d'une parcelle de 64 ha fut estimé à 54 tonnes par ha.

A la ferme, les pommes de terre passent sur un déterreur pour éliminer la terre, les fanes, etc. Elles sont transférées sur un tapis roulant qui les amène dans le hangar de stockage. Elles sont stockées sur 4 m de hauteur. Les pommes de terre sont ventilées via des buses perforées sur le sol. En janvier, elles sont traitées à l'anti-germes. La famille Kemp s'est engagée à livrer une partie de la récolte tous les mois.

La ferme occupe deux ouvriers permanents. Dix temporaires sont engagés lors de l'arrachage des pommes de terre. Mme Kemp nous raconte que le prix contracté avec Mc Cain est intéressant, ce qui permet d'investir facilement.

Bovins

La ferme suivante est également tenue par un Néerlandais. Jean Vander Heijdens a émigré en Alberta en 1953 et a d'abord cultivé des céréales et des betteraves. Il a eu 6 enfants: trois garçons, trois filles. Les garçons se sont spécialisés dans l'engraissement du bétail. La ferme visitée est celle d'un des fils, associé avec un Belge, M. Van Waremberg. La ferme est imposante: 45.000 têtes de bétail.

Les animaux sont achetés à 300 kg à un prix moyen de 500 euros. A l'arrivée à la ferme, ils sont rassemblés dans un grand box et sont guidés à travers un couloir où ils sont traités: ils reçoivent deux sortes d'antibiotiques, un vermifuge et un implant hormonal.

Ils sont à nouveau traités un mois plus tard. Chaque animal est alors pesé, trié et réparti en boxes. Chaque jour, il y a environ 300 animaux qui entrent et qui sortent. Les animaux sont dehors hiver comme été dans des boxes de terre battue. Chaque box compte de 170 à 220 animaux.

Durant l'été, les boxes ne sont pas paillés, contrairement à l'hiver. La paille et le fumier s'accumulent, ce qui produit un peu de chaleur.

Trente hommes s'occupent des animaux; trois femmes assurent le travail administratif. Deux cow-boys sont en permanence à cheval pour surveiller les animaux. Ils dépistent les animaux malades, les séparent des autres pour aller les traiter dans le couloir. Il n'y a pas de vétérinaire.

L'alimentation est assurée par des camions qui portent des mélangeuses distributrices. La ration est composée d'ensilage de maïs, d'ensilage d'orge immature, de céréales en grains et d'un mélange de protéines et minéraux. La ferme cultive 1.800 ha de maïs et d'orge. On achète au minimum 4.500 tonnes de céréales et de protéine chaque année. L'alimentation journalière comporte environ 1,4 kg de céréales.

Les Indiens

En Alberta, nous avons été confrontés à la problématique des Indiens. L'histoire des siècles précédents en Alberta est en grande partie liée à la construction du chemin de fer aux XIXe et XXe siècles. Le gouvernement offrit gratuitement des terrains pour attirer des travailleurs étrangers. Les Français qui, à l'époque, étaient nombreux, commerçaient avec les Indiens. Ils achetaient les peaux de castors en échange de verroteries et d'alcool. En sombrant dans l'alcoolisme, les Indiens perdirent leur autonomie, leur culture... Au cours du voyage, on peut découvrir différentes réserves où les Indiens d'Amérique vivent aujourd'hui. Le sentiment de dette vis-à-vis du traitement de ces populations s'exprime par l'adoption d'avantages fiscaux et prévoyances sociales à leur égard.

Une visite au centre Head- Smashed-In-Buffalo-Jump (patrimoine mondial de l'Unesco) nous ramène dans les temps préhistoriques. Nous entendons les explications de «Little Leaf», un vieux et sympathique Indien sur la chasse aux bisons. La technique consistait à chasser les bisons vers un précipice, c'est-à-dire vers une mort certaine. Cela peut paraître cruel. Mais on doit constater que les Indiens avaient du respect pour la nature et limitaient leur consommation de viande. La chasse au bison se pratiquait deux fois par an et on tuait en moyenne 300 animaux. C'était la réserve avec laquelle il fallait vivre jusqu'à la prochaine chasse, pour 40.000 Indiens Pieds Noirs. Ce qui correspondait à environ 3 kg, vu que toutes les parties du bison étaient utilisées.

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Joue de porc laquée Rossini, citrons confits et ballotins de légumes de saison
 
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    Sous réserve de modifications, de transferts ou d'annulations éventuels en dernière minute. Pour l'annonce de manifestations dans
    cette rubrique, les avis doivent nous parvenir au plus tard le vendredi précédant la parution.


     

    Stages, formations, conférences


    Le 6 février
    Conférence d'hippologie organisée par le Cercle royal L'Oxer en collaboration avec l'Université de Liège. Thème: «Rôle réel des hormones dans les troubles du comportement chez la jument», par S. Deleuze (clinique équine, ULg). Lieu: Salle des conférences de la Police fédérale, 2, Av. de la Cavalerie à 1040 Bruxelles (parking gratuit: dans la cour du bâtiment). Heure: de 20h à 21h30. Entrée: 8€. Entrée gratuite pour les étudiants en médecine vétérinaire et maréchalerie, les membres des corps de police, les pompiers et les gardes forestiers. Plus d'infos sur www.royalloxer.be ou au 02/344.65.34.


    Du 20 au 24 février
    Pour les congés de Carnaval, le manège des Castors organise des stages de mini-équitation pour les tout-petits de 3 à 6 ans, et des stages d'équitation pour les enfants de 6 à 14 ans. Stage en internat ou en externat. Initiation, apprentissage et perfectionnement à l'équitation (1 à 2h par jour). Hormis la monte proprement dite, les enfants sont initiés, tel un palefrenier, à l'entretien des box, au pansage des chevaux. Des cours d'hippologie seront présentés de manière attractive et ludique et diverses activités sportives et ludiques sont également proposées. Adresse: Ferme des Castors, 5 rue du faubourg, 6250 Aiseau. Infos et inscriptions via le site www.castor.be ou par tél. au 071/76.03.22.


     

    Foires, expositions, divers


    Du 5 au 7 février
    Salon international des sports équestres Spoga Horse à Cologne (Cologne Exhibition Centre). Ce salon rassemble un peu plus de 200 exposants et attire quelque 4.000 visiteurs. On y trouve une large gamme de produits et services pour chevaux et cavaliers. Plus d'infos sur le site www.spogahorse.com


    Le 5 février
    A l'asbl Bichat à Chevetogne, de 9h à 12h, démonstration gratuite d'équitation éthologique. Réservation souhaitée au 0478/75.37.34 ou par mail à info@bichat.be


     

    Randonnées, promenades


    Le 5 février
    Promenade de la Chandeleur avec le Relais de la Vierre à Saint-Médard.  Plus d'infos au 061/41.38.87 ou sur le site www.relaisdelavierre.com

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