L’élevage de chèvres laitières en Wallonie : une activité en plein essor

Les exploitations en transformation fromagère sont constituées d’un cheptel d’environ  50 chèvres de plus de 6 mois alors que les exploitations laitières «livreuses» détiennent  en moyenne un cheptel d’environ 760 chèvres de plus de 6 mois.
Les exploitations en transformation fromagère sont constituées d’un cheptel d’environ 50 chèvres de plus de 6 mois alors que les exploitations laitières «livreuses» détiennent en moyenne un cheptel d’environ 760 chèvres de plus de 6 mois. - M-F V.

40 % des éleveurs avaient moins de 40 ans en 2020. La majorité, soit 85 % d’entre eux, sont des producteurs-transformateurs fromagers exclusifs, qui ne livrent pas de lait à la laiterie. Globalement, la Wallonie compte 17.125 chèvres laitières de plus de 6 mois dans les élevages de plus de 10 chèvres (données 2020) alors qu’elle en comptait 11.257 en 2015, soit une augmentation de 50 % des effectifs en cinq ans.

Ces effectifs sont majoritairement constitués de 2 races : la Saanen et l’Alpine, bien que d’autres races soient également présentes, plus marginalement, dans les élevages wallons comme l’Anglo-Nubienne, la chèvre de Lorraine, la Poitevine. Ces deux races laitières hautes productrices produisent 900 à 1.000 litres de lait par chèvre et par an, en lactation « classique » (10 mois de lactation). Aucun contrôle laitier n’est à ce jour mis en place en Wallonie mais, à titre d’exemple, en France, en 2020, la Saanen produisait en moyenne 1.028kg de lait alors que l’Alpine en produisait en moyenne 974.

Le lait de cette dernière est légèrement plus riche en matières utiles que celui de la Saanen, avec un taux protéique de 33,8 g/kg et un taux butyreux de 38,2 g/ kg. Le niveau de production laitière de la chèvre et la richesse de son lait ne cessent de progresser d’année en année. Ainsi, lors de la campagne 2010 du contrôle laitier en France, l’Alpine produisait en moyenne 833 kg de lait par an (soit une augmentation du volume produit de 17 % en 10 ans) à un taux butyreux moyen de 37,8 g/kg.

Question prix, le lait de chèvre est payé nettement plus cher que le lait de vache, soit de l’ordre de 0,70 € / litre en conventionnel par les laiteries, bien qu’il soit précisément non référencé en Wallonie et en Belgique.

Ce tableau de la filière caprine laitière illustre la professionnalisation constante de l’élevage caprin wallon au cours de ces 10 dernières années, au fil de son succès, en en faisant de plus en plus une spéculation agricole « classique » parmi les spéculations agricoles wallonnes.

De nombreuses informations techniques et la description des acteurs du secteur caprin wallon sont à disposition sur le portail  : reseau-ovins-caprins.be

Christel Daniaux

Collège des Producteurs

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