La Limousine et la Jersiaise à l’honneur du Sommet de l’élevage











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Ils sont deux : Pauline Delhez et Vic Milbert. Ensemble, ils ont décidé de porter un autre regard sur l’agriculture. Pour ce faire, direction le continent africain qu’ils sillonnent depuis mai. Un voyage hors des sentiers battus et riche en découvertes pour ces agronomes, issus chacun d’une famille d’agriculteurs. Ainsi, durant tout leur périple, ils partent à la découverte des différents systèmes agricoles et de la variété des élevages africains.

Cette année, de nombreuses parcelles de maïs ont souffert de la sécheresse ou de fortes chaleurs au moment critique de la floraison, donnant des plantes peu ou pas fécondées avec des épis absents ou presque vides. Au-delà de la perte de rendement et de valeur énergétique, ce type de maïs présente un risque bien particulier qu’il ne faut pas sous-estimer avant de nourrir le troupeau : l’accumulation de nitrates.

Les épisodes de chaleur successifs de cette année ont mis les bovins et les éleveurs sous forte pression pendant plusieurs semaines. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, les conséquences ne s’arrêtent pas lorsque les températures redescendent… Elles continuent à impacter les troupeaux plusieurs jours, voire plusieurs semaines après la fin de la canicule, d’après les données collectées par Rumexperts et le Comité du lait.

La chaleur et le manque d’herbe ne se contentent pas d’affaiblir le bétail. Le comportement de celui-ci ainsi que des plantes qui l’entourent change, avec des conséquences graves, voire parfois mortelles.

Le 10 août, un cheval à Lokeren (province de Flandre-Orientale) a été testé positif à l’anémie infectieuse équine (AIE). Parfois appelée fièvre des marais, il s’agit d’une maladie virale qui touche les chevaux et entraîne une détérioration chronique de leur état de santé, souvent accompagnée de fièvre. Il n’existe aucun traitement ni vaccin.







Face au risque grandissant de désertification vétérinaire dans les campagnes wallonnes, la Wallonie déploie un plan inédit de 680.000 € destiné à susciter de nouvelles vocations en médecine vétérinaire rurale. Annoncé quelques jours avant l’ouverture de Libramont, ce dispositif a été présenté dans le détail sur le champ de foire par Léonard Theron, vice-président de l’UPV (Union professionnelle vétérinaire), qui en a exposé les principaux mécanismes et les ambitions. Il mise sur des stages précoces, un dispositif de mentorat et des aides à l’installation afin d’enrayer une crise qui menace directement l’avenir des élevages wallons.

Un cheval de la périphérie bruxelloise a été euthanasié le 4 août après des signes neurologiques sévères. Les analyses ont confirmé une infection par le virus West Nile. C’est le premier cas équin détecté en Belgique. Il a été identifié parce qu’une vétérinaire de terrain a pensé à cette maladie et pratiqué le test.

Dermatose nodulaire contagieuse, fièvre catarrhale ovine, grippe aviaire… ici et ailleurs, les menaces sanitaires se multiplient. Et face à elles, personne n’est à l’abri. Dans ce contexte, tant les éleveurs que les autorités ont un rôle à jouer, avec un maître mot : l’anticipation. Éric Cardinale, directeur scientifique santé et bien-être animal à l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, en France, a fait le point sur ces différents risques, et sur nos armes pour les prévenir.

Le gouvernement wallon a annoncé mobiliser 680.000 € afin d’attirer davantage de jeunes vers la profession de vétérinaire, soutenir leur installation et garantir leur présence de terrain partout en Wallonie.

À Wanze, Julien Bonhiver n’a pas hérité de la ferme familiale. À 30 ans, il dirige pourtant une importante exploitation d’élevage bovin, reprise hors cadre familial au terme d’un parcours où la patience, la confiance et la détermination auront compté autant que les compétences techniques. Dans une agriculture confrontée au renouvellement des générations, son histoire illustre une autre manière de devenir agriculteur et de cultiver son propre destin.
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