L’éthanol de maïs au Brésil, le nouveau moteur d’une filière en plein essor











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Les animaux d'élevage ont souffert pendant les fortes chaleurs avec, notamment, des veaux mort-nés et des décès avant le terme. «Les vétérinaires sur le terrain ont dû effectuer des vêlages et césariennes pour des veaux morts-nés. Des veaux naissent également avant le terme et donc la maturité du système respiratoire, ce qui engendre détresse respiratoire et des décès également», a expliqué Anne-Laure Michiels, chargée de communication de la Fédération wallonne de l'agriculture (FWA).

À Vierves-sur-Viroin, le paysage semble avoir conservé quelque chose d’indocile. La Wallonie s’y plisse autrement, les prairies montent doucement vers les collines calcaires de la Calestienne avant de rejoindre les masses forestières ardennaises. Les haies épaississent les contours des parcelles, les vergers ponctuent les abords des fermes et les herbages ouvrent de longues perspectives qui donnent à cette partie du sud namurois une identité immédiatement reconnaissable. Ici, l’élevage herbager continue de structurer le territoire autant qu’il dessine encore les reliefs et les ouvertures du paysage.

Chez Bernard Convié et sa femme Valérie Calicis, élevage et préservation de l’environnement avancent main dans la main… Dans leur ferme de Jambjoule, chaque animal trouve sa place. D’un côté, les vaches, de race Jersey, servent à la production laitière. De l’autre, les 200 brebis entretiennent les pelouses calcaires des réserves naturelles de cette région de Lesse et Lomme. Le tout, en donnant aussi un petit coup de pouce à la nature avec des vergers, la pose de nichoirs ou encore l’intégration de mares. Un système qui fait sens et s’ancre parfaitement dans ce projet de ferme biologique.

À Villers-en Fagne, Jean-Marc Groux a toujours porté une attention particulière au maintien et à la préservation de la biodiversité. Ce credo l’anime au quotidien, dans la gestion de son élevage Angus et de ses parcelles pâturées, fauchées ou cultivées. Au point d’inclure de nombreuses mesures agro-environnementales et climatiques à son parcellaire, mais aussi de participer à la gestion de plusieurs réserves naturelles.

C’est un fait : la pratique rurale attire moins de jeunes diplômés. Face à cette problématique, le pacte-vet rural souhaite apporter une réponse concrète. Ce plan vise à accompagner et à soutenir les vétérinaires avant, pendant et après leur installation en ruralité. Et ce, en combinant plusieurs leviers tels que l’immersion précoce dans la pratique rurale, le mentorat ou encore la valorisation du métier auprès des étudiants, des éleveurs et du grand public.







Depuis 2021, la Région wallonne s'investit pour développer l'abattage à la ferme, une pratique destinée notamment à réduire le stress des animaux d'élevage, en cohérence avec les orientations de la Commission européenne. Dans ce cadre, elle finance des travaux de recherche menés à l’Université de Liège, visant à identifier la solution la plus adaptée à la réalité et aux besoins du secteur wallon, lever les freins existants à ces solutions et préparer la mise en oeuvre d’une phase pilote expérimentale.

Lorsqu’on parle de bien-être des animaux, peu de gens restent insensibles. Certains y adhèrent complètement, pour d’autres, cela reste encore des balivernes. Ce terme, clivant, se retrouve d’ailleurs au cœur de nombreuses problématiques liées au monde agricole. Séparation des veaux après la naissance, poules en cage, réforme des bêtes et abattage… là encore, les avis divergent sur les souffrances véritablement ressenties par les animaux. Afin de nous permettre d’y voir plus clair, et d’aborder ces thématiques sous un angle différent, nous avons rencontré Marc Vandenheede, vétérinaire spécialisé en éthologie, bien-être et éthique.

Trop polluant, trop émetteur, incompatible avec la transition climatique : le secteur bovin reste souvent réduit à ses seules émissions. Pourtant, dans certaines régions, les prairies permanentes couvrent près de 48 % de la surface agricole utile et captent près d’une tonne de carbone par hectare et par an, pouvant compenser une part significative des émissions des animaux. La transition du secteur se mesure aussi concrètement puisque, selon le moniteur de la durabilité de Belbeef, 70 % des éleveurs suivis fixent du CO₂ dans leurs sols, 53 % utilisent des sources d’eau alternatives et près d’un quart produisent leur propre énergie renouvelable.

Malgré une collecte en hausse, des prix du lait restés élevés et un regain d’intérêt des consommateurs pour les protéines en 2025, les transformateurs laitiers belges voient s’accumuler les signaux d’inquiétude. Réunis à Grimbergen lors de l’assemblée générale de la Confédération belge de l’industrie laitière (CBL), industriels et responsables politiques ont dressé un constat partagé : la pérennité de la filière dépendra moins de sa capacité à augmenter ses volumes que de son aptitude à créer davantage de valeur.

Le miel européen est un trésor sur lequel plane un grand danger. En effet, ce concentré de douceur sucrée, riche en bienfaits pour notre organisme, souffre de la concurrence accrue et souvent déloyale des miels issus d’autres régions du globe, moins regardantes sur la qualité du produit. Face à ce constat, la campagne Eu BeeLovers entend rappeler aux consommateurs combien il est essentiel de se tourner vers les productions européennes.
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