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Bio-fertilité, je vous aime!

JMP

Voix de la terre

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Un métier surtout essentiel

Marc Assin

Voix de la terre

Dans le cadre de la réforme des pensions, un cadastre des métiers pénibles est en pleine élaboration. La discussion fait rage ! Chaque profession semble revendiquer le droit, ou le privilège, de marquer des points afin d’être placé en bonne position pour bénéficier d’avantages sincèrement « mérités ». Pourtant, dans les rangs des parlementaires et des partenaires sociaux, quelques (trop rares) voix s’élèvent pour dénoncer ces tractations de marchands de tapis. Des critères plus constructifs, plus objectifs, mériteraient d’entrer en considération, par exemple le caractère indispensable d’un secteur d’activité, pour déterminer quels métiers mériteraient d’être vraiment protégés, depuis l’entrée en fonction du jeune aspirant, jusqu’à la retraite du vétéran.

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Petit paysan

Marc Assin

Voix de la terre

Depuis quelques années, les films et émissions télé qui explorent la galaxie paysanne agricole font florès. « Demain », « Qu’est-ce qu’on attend », « Les liberterres », « L’amour est dans le pré »…, mènent une approche convenue, laquelle caresse le public dans le sens du poil, le gratte derrière les oreilles et lui fait des mamours en lui proposant précisément ce que toutes ces bonnes gens en quête de bonne conscience souhaitent voir et écouter. « Petit paysan », quant à lui, présente un profil beaucoup plus nuancé. Le film de Hubert Charuel instruit les spectateurs de la dure réalité agricole et de son profond décalage, au sein d’un monde moderne totalement ignorant des vérités paysannes, et impitoyable dans sa bureaucratie omnisciente.

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Deux fois moins d’abeilles, c’est dramatique!

Voix de la terre

Mais à ces mots, dans le monde agricole, on se dit : « Dix fois moins d’agriculteurs et demain vingt fois moins, ce n’est pas grave ? Et nous serions « présumés coupables de tous les maux ». Pourtant, il existe des agriculteurs-apiculteurs. David Jonckheere, dans le Sillon du 9 mars dernier, a bien expliqué la compatibilité entre ces 2 passions. Le problème des abeilles est multifactoriel.

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Passion et chemin de choix

Marc Assin

Voix de la terre

Chacun trace sa route comme il veut, et souvent comme il peut. En agriculture, quand les affres d'une offre trop abondante vident nos coffres de tout bénéfice en essorant les prix de vente, il est peut-être temps de réfléchir à la motivation qui guide nos pas, de quitter l'autoroute où tout le monde se bouscule, de chercher une sortie, changer de direction, changer de spéculation. Cela s'appelle «diversification»: quitter son chemin de croix parcouru par tradition, chercher un chemin de choix voulu par passion.

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Un seul être vous manque…

Marc Assin

Voix de la terre

… et tout est dépeuplé !

Un indépendant ne devrait jamais être malade, ni accidenté, ni indisponible. C’est particulièrement vrai pour les agriculteurs ! Les exploitations familiales ne comptent qu’une ou deux unités de main-d’œuvre, et si l’une d’entre elles est hors-service, la masse de travail et tous les soucis retombent sur l’épouse ou l’époux, sur la famille ou le service de remplacement, quand on y est abonné. Aux douleurs physiques s’ajoutent les souffrances morales, et le cap est toujours difficile à passer.

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Peau de chagrin

Marc Assin

Voix de la terre

Relayée largement par les médias, la nouvelle tant redoutée est tombée, telle un couperet : Brexit oblige, paraît-il, le budget agricole européen va encore être amputé d’une bonne poignée de pourcents… Cette décision suscite bien peu d’émoi dans la population, très peu encline à se soucier du sort des agriculteurs, on s’en doute !

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Ne pas cliver mais rassembler

Voix de la terre

Tout le monde connaît sans doute Christiane Lambert, la présidente de la Fnsea française parce qu’elle a du punch à revendre et des idées innovantes. Sa ferme, gérée par quatre personnes, possède 230 truies et 6.000 porcs.

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La forte dose fait le poison, mais les petites doses répétées aussi

Voix de la terre

L’agriculture est à la base de toutes les cultures, de toutes les civilisations. Les 4 bases en sont : la diversification, un bon revenu pour les agriculteurs, la qualité pour les consommateurs et le respect de l’environnement. Mais, les agriculteurs ont à peine ce qu’il faut pour vivre alors qu’ils devraient être les Rois puisqu’ils nous permettent de manger tous les jours. En ça, ils sont très courageux.

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Plastique libère tant…

Marc Assin

Voix de la terre

« Yam ! Bam ! Mon chat Splatch gît sur mon lit, a bouffé sa langue en buvant tout mon whisky. Quant à moi, peu dormi, vidé, brimé, j’ai dû dormir dans la gouttière, où j’ai eu un flash, en quatre couleurs… ». Depuis trente ans, la chanson sans queue ni tête de Plastic Bertrand plane pour nous, parmi ces airs entêtants qui éparpillent au vent les pensées du moment et finissent par polluer notre entendement. Ça plane aussi pour le plastique depuis un siècle : il n’a cessé de se diversifier et d’envahir le monde, au point d’être devenu aujourd’hui un de ses polluants majeurs ! L’agriculture aussi fait partie des gros consommateurs de plastiques en tous genres, pour le meilleur… et parfois pour le pire !

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Chaîne d’escla-vache

Marc Assin

Voix de la terre

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«Faire le con, c’est un art. Être con, c’est un don!»

Voix de la terre

Avec le printemps, on porte un regard plus attentif sur les rayons « Jardinage » des grandes surfaces. Du coup, on peut remarquer que le Roundup fait son grand retour vers le grand public. Ouf, en plus, c’est en version BIO !

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Triches en friche

Marc Assin

Voix de la terre

Les agriculteurs sont affublés de nombreux défauts, parfois réels, souvent légendaires. Ainsi, paraît-il, une large propension à tricher ferait partie de notre nature profonde ! Fausses déclarations, non-respect des règles, fraudes en tous genres… « Les cultos sont une belle bande de magouilleurs ! », me disait naguère un indépendant, lui-même condamné à payer une amende salée pour travail au noir. La récente « affaire » hypermédiatisée n’est pas venue redorer notre blason, on s’en doute. À force d’être sans cesse suspectés par tout le monde, un sentiment de culpabilité finit par nous faire douter de nous-mêmes. Sommes-nous quelque part des tricheurs, oui ou non ? Peu ou prou ? Oui sans doute, car comme dirait l’autre : qui vole un œuf au fipronil, vole un bœuf Viviba !

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Quand profit rime avec magouille

Voix de la terre

J’ai lu avec attention l’article de Marc Assin du 16 mars, intitulé « Bavure chez Veviba : qui va en baver » et je souhaite pousser encore plus loin la réflexion. Marc Assin écrit « poussé par une envie irrésistible de profit », c’est tout à fait juste ! Tout cela s’est produit car Veviba fonctionne suivant une méthode ultra-performante, superintensive mue par la cupidité de ses patrons qui n’ont pas hésité à employer des méthodes douteuses et malhonnêtes pour la satisfaire.

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Enfin Pâques?

JMP

Voix de la terre

Après des années de carême, l’agriculture, et plus particulièrement son élevage laitier et viandeux, va-t-elle un jour voir, au bout du tunnel, une lumière pascale illuminer l’avenir ?

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Ramener le boeuf à bon porc

Marc Assin

Voix de la terre

Dans le cochon tout est bon, du grognon au jambon ! Dans la vache itou, bon du museau aux cuissots. Hélas, ces adages ne font plus du tout l’unanimité, et le désamour pour la viande ne cesse de prendre du poids, nourri par les malentendus, les méconnaissances, les campagnes de désinformation et surtout les scandales du style Veviba. Les abattoirs sont devenus des antres du diable sur lesquels se focalisent toutes les peurs, toutes les indignations, toute la défiance des consommateurs.

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Bavure chez Veviba : qui va en baver?

Marc Assin

Voix de la terre

Le bœuf s’est pris une baffe, une de plus, et celle-ci risque de faire mal, vraiment très mal ! Depuis trente ans, les scandales alimentaires se sivent à la queue leu leu : hormones de croissance, vache folle, dioxine, fipronil… Ils se ressemblent comme d’affreux frangins : à chaque fois, un maillon de la chaîne agro-alimentaire est pris la main dans le sac, poussé à la faute par son envie irrépressible de profit. Chaque fois, les médias en font leurs choux gras et toute la filière en paye les pots cassés, surtout les plus faibles, nous…

Plus les consommateurs seront proches des producteurs, des éleveurs, en toute transparence, avec des circuits courts de commercialisation, plus les risques de dérives seront cadenacés.

Fraude dans l’industrie alimentaire: affaire Veviba, les solutions à tout prix, bonnes ou mauvaises?

Voix de la terre

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Rentabilité des vaches mixtes

E.B.

Voix de la terre

Sur le site internet www.bluesel.eu, on peut lire le résultat de la comptabilité de 16 élevages de Blanc Bleu mixtes. Cela date des années 2007 à 2010, années de sinistre mémoire, quand on épandait le lait dans les champs en signe de protestation. Mettre du bon lait dans des tonneaux à lisiers : une honte.

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Lettre ouverte à mesdames et messieurs les ministres et parlementaires: «Nous ne voulons plus nous taire!»

Voix de la terre

Nous devrions être fiers, nous agriculteurs, de pouvoir assurer à toutes et tous une nourriture de qualité, abondante et bon marché. Au lieu d’être récompensés de tous nos efforts tels que la réduction de l’usage des pesticides et des engrais, le respect de mesures agro-environnementales, la traçabilité etc., certains se permettent de désinformer la population en diabolisant l’agriculture d’aujourd’hui. Mais le temps est révolu où nous laissions salir notre profession sans réaction.

Faute des moyens de lutte évoqués ici, la jaunisse virale, transmise par des pucerons à un stade très jeune de la culture, pourrait se réveiller et mettre en danger la rentabilité et plus largement la pérennité même de la betterave sucrière dans nos régions!

Menace sur l’usage des néonicotinoïdes: «il en va de l’avenir de la culture betteravière!»

David Jonckheere

Voix de la terre

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Le Carnaval, et puis… le carême!

JMP

Voix de la terre

Dans nos pays de vieille culture judéo-chrétienne, les anciens savent que le Carnaval, ce n’est pas ducasse toute l’année, c’est le pain blanc avant le pain gris. C’est l’abondance avant l’abstinence. Et ce qui plane aujourd’hui sur les éleveurs, aussi bien pour la viande que le lait, ce n’est pas quarante jours de jeûne, c’est une crise socio-économique dont on ignore la durée.

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Le Carnaval, et puis quoi…?

JMP

Voix de la terre

Le dimanche gras, au Carnaval de Binche, les gilles déambulent en costume de fantaisie. Cette année, une cagnotte a choisi la vache Milka comme déguisement. Une cinquantaine de vaches ont dansé jusqu’à plus soif dans les rues de Binche. Une agricultrice me fait remarquer : « Au moins, celles-ci ne dépriment pas. Elles n’ont pas la honte du prix dérisoire qu’on donne aujourd’hui pour le lait. »

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Changer?

Marc Assin

Voix de la terre

Je suis allergique aux changements, c’est là mon plus grand défaut. Je m’attache aux choses qui durent, à la routine, et crois dur comme fer que le mieux est assez souvent l’ennemi du bien. Dans un monde en perpétuelle mutation, je suis un anormal, un handicapé du système. Mon entourage en sourit, mais l’inertie apparente de mon comportement énerve tous ces gens qui tournent autour des agriculteurs, surtout les marchands de machines et d’équipements. Je suis l’élève le plus exécrable qui soit dans l’école capitaliste. Mais au final, détester les changements, est-ce vraiment un défaut ?

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Brexit ou l’évolution d’un divorce

Papy Joseph

Voix de la terre

Après avoir beaucoup hésité, après avoir écouté le pour et le contre, les mauvaises langues, elle a décidé de divorcer. Il s’en est fallu de peu qu’elle reste, reconnaissons-le.

Pourtant, c’est elle qui avait voulu convoler, il y a bien longtemps déjà. Winston, l’homme au cigare et aux doigts en V, lui avait dit : «  If you can’t beat them, join them.  »

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