En avons-nous trop, ou trop peu ? Il faudrait se décider… Les élevages industriels produisent trop d’azote : ah zut alors ! Les engrais synthétiques azotés sont hors de prix et risquent de manquer : ah zott’, alors ! Selon les spécialistes du FAO, ceux-ci permettent la production d’un tiers de la nourriture mondiale : impossible de s’en passer sans provoquer une famine… L’agriculture craint dès lors pour son approvisionnement, tandis que des milliers d’unités d’azote se perdent chaque jour dans les airs, dans les nappes phréatiques et les cours d’eau des régions très peuplées et des zones d’élevages hyper-intensifs comme la Bretagne, la Flandre ou les Pays-Bas. Ne serait-il pas temps d’imaginer -et de mettre sur pied !- une politique cohérente qui puisse gérer les flux azotés, d’où qu’ils viennent et où qu’ils aillent ?