Quasiment occultée par la coupe du monde de football au Qatar, la COP 15 dédiée à la biodiversité s’est tenue du 7 au 19 décembre 2022 à Montréal. Très peu d’échos ont filtré dans la cacophonie du moment, focalisée sur le ballon rond et ses innombrables avatars. Cette désinvolture des médias m’a écœuré, attristé, consterné. Elle témoigne une fois de plus de cette propension à occulter les sujets les plus cruciaux, ceux qui concernent directement l’avenir de l’espèce humaine, à un moment de son histoire où il conviendrait de surveiller notre environnement comme un poêlon de lait sur le feu. Souffrirais-je de « solastalgie », ce mal-être causé par les changements environnementaux, par le gommage insidieux de nos points de repères naturels et l’apparition d’autres réalités, par la disparition des « neiges d’antan » ?