Dans une autre vie, je fus sans doute homme des bois, tellement la forêt et les arbres me sont sympathiques ! C’est loin d’être le cas chez la plupart des agriculteurs… Les fermiers planteurs de haies vives font souvent l’objet d’articles élogieux dans les journaux ou à la télé, mais ils sont peu représentatifs de notre profession, c’est le moins qu’on puisse dire ! Ce désamour n’a-t-il pas été induit par l’intensification progressive de l’agriculture depuis 200 ans ? Pourquoi a-t-on séparé les champs de leurs bonnes amies les forêts ? Ils étaient autrefois mariés pour le meilleur, et pas du tout pour le pire. N’est-il pas temps de se réconcilier avec nos arbres ?