Des Angus, des céréales, de la paille…
Outre ses activités de chef d’entreprise et brasseur, Arnaud est également agriculteur. « J’ai eu l’occasion de reprendre la ferme, située du côté de Carlsbourg, dans laquelle j’avais effectué mon stage. Cependant, vu mes autres activités, j’ai dû quelque peu simplifier les spéculations », explique-t-il. La production de lait a été abandonnée tandis que le troupeau Blanc Bleu Belge a cédé sa place à des Angus.
« C’est une race rustique et autonome, qui valorise très bien les fonds de vallée. Mais ces bénéfices sont contrebalancés par l’absence de filière en Belgique. J’ai donc opté pour la valorisation directe. » Une orientation rendue possible grâce aux restaurants et boutiques de la famille. Et par l’établissement attenant à la brasserie, dont le nom – « Angus Grill » – n’a pas été choisi au hasard.
L’élevage compte 220 têtes, pour 50 vêlages par an. « Les mâles sont castrés à l’âge d’un an. L’ensemble du cheptel, c’est-à-dire tant les bœufs que les vaches de réforme, trouve un débouché. » Chaque bête est valorisée dans son entièreté : entrecôtes, steaks… tandis que les bas morceaux sont destinés aux plats mijotés, salaisons…
La ferme fonctionne en autonomie. En outre, y sont produites des céréales transformées dans la brasserie et la paille destinée au parc animalier. Les drêches de brasserie retournent, quant à elles, sur l’exploitation pour nourrir le troupeau. Un bel exemple de circularité.