Taxes : face aux menaces de Trump, l’UE tente de répondre











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En votant la saisine de la Cour de justice européenne, les eurodéputés ont choisi de soumettre l’accord de libre-échange UE-Mercosur à un contrôle juridique approfondi. Une décision à la portée institutionnelle majeure, qui retarde la ratification du traité et ravive les tensions entre parlement, commission, monde agricole et milieux économiques.

En dépit de quatre baisses consécutives constatées entre septembre et décembre, l’indice des prix des produits alimentaires mondiaux s’affiche, en moyenne, en progression de 4,3 % par à rapport au niveau atteint en 2024. Spéculation par spéculation, la tendance n’est toutefois pas systématiquement similaire.

À Asuncion, au Paraguay, dans la salle même où fut signé en 1991 le traité fondateur du Mercosur, l’UE et les pays sud-américains ont paraphé, le 17 janvier, un accord qualifié d’« historique ». Ensemble, les deux blocs représentent près de 30 % du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs. Un poids économique considérable, à la hauteur des attentes qu’il suscite, mais aussi des résistances qu’il continue de provoquer dans le secteur agricole.

Vendredi dernier, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), le ministre fédéral de l’Agriculture, David Clarinval, et les représentants de l’Agrofront se sont réunis afin d’échanger sur les implications de l’accord de libre-échange Mercosur pour la sécurité alimentaire en Belgique et dans l’Union européenne.

Pour ce cru 2026, le concours se concentre sur l’innovation sociale et participative, plutôt que sur les techniques ou les produits commercialisés.







Les ambassadeurs des États membres de l’UE ont donné majoritairement leur feu vert vendredi à l’accord de libre-échange commercial entre l’UE et les pays sud-américains du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay). Ils ouvrent ainsi la voie à sa signature officielle, envisagée dès ce lundi au Paraguay.

La Commission européenne a présenté mercredi une série de propositions pour répondre aux préoccupations des agriculteurs. Elle veut supprimer temporairement les droits appliqués à l’importation d’engrais chimiques et interdire la présence dans des produits importés de pesticides déjà interdits dans l’UE.

Dans une Wallonie où la terre semble glisser entre les doigts de ceux qui la cultivent, Terre-en-Vue s’emploie à la retenir, parcelle après parcelle, grâce à l’engagement de milliers de citoyens. Face à la spéculation et aux dérives du marché, la coopérative redonne souffle aux fermes locales et fait résonner l’idée que la terre n’est pas un bien comme un autre, mais un héritage à transmettre.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mardi d’anticiper le déblocage de 45 milliards d’euros pour soutenir les agriculteurs dès 2028, soucieuse de sécuriser une majorité parmi les Vingt-sept sur le projet d’accord de libre-échange UE-Mercosur, qu’une partie des agriculteurs européens redoutent.

À la lisière de Tournai, dans ce coin de Hainaut occidental, la Ferme des Coquelicots s’est imposée en peu de temps comme un havre étonnamment vivant, où se réinvente la manière de cultiver et d’habiter la terre. Un projet nourri par trois trajectoires qui se croisent, où se mêlent agroécologie, élevage caprin, éducation, culture, accueil citoyen et circuits courts. Mais à mesure que la ferme rayonne, une ombre ancienne revient se glisser sous ses pas : celle d’un foncier éclaté, fragile, dont la précarité pourrait à tout moment en compromettre l’avenir.
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Gembloux, Namur
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