Chèvres ou brebis : deux projets réunis autour d’un seul élevage











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À Hompré, en province de Luxembourg, la députée provinciale Coralie Bonnet a inauguré, le 8 avril dernier, une clinique vétérinaire mobile appelée à sillonner les exploitations agricoles. Derrière cet outil, c’est un projet plus vaste qui se dessine : répondre à la pénurie de vétérinaires ruraux en réancrant la formation dans le réel et en tentant de réparer les fragilités d’une profession mise à l’épreuve.

Souvent perçus comme un désagrément secondaire, les jus de silo constituent pourtant une source de pollution ponctuelle non négligeable en élevage. Mal maîtrisés, ils peuvent contaminer durablement les eaux superficielles et souterraines. Une bonne gestion commence dès la conception du silo et se poursuit tout au long de son utilisation.

Dans un contexte d’évolution permanente de la filière ovine, en recherche constante d’optimisation de sa productivité et de sa rentabilité, la maîtrise des pathologies majeures devient un levier de compétitivité indispensable. Parmi elles, l’entérotoxémie occupe une place tout à fait remarquable. Elle rappelle, en effet, aux éleveurs combien la performance zootechnique repose sur un équilibre physiologique fragile et le respect d’une bonne santé digestive.

Dans le cadre des travaux de la commission de l’agriculture du Parlement wallon, présidée par François Huberty, une attention particulière est portée sur la recherche agronomique, considérée comme un levier essentiel pour accompagner la transition du secteur agricole. Face aux défis du changement climatique et à la réduction de l’usage des pesticides, des membres de la commission ont souhaité aller à la rencontre de différents centres de recherche, en Wallonie et plus largement en Belgique. L’objectif est de mieux comprendre les innovations en cours, d’identifier des solutions concrètes et de dialoguer avec les différents d’acteurs du secteur agricole, tant publics que privés.

Le samedi 14 mars, le herd-book Blonde d’Aquitaine organisait son assemblée générale sur l’exploitation de Dominique Callemeyn, à Ronquières. Cet événement a été l’occasion pour Philippe Leconte, président du herd-book, de revenir sur les activités marquantes de l’année 2025.







Le 17 mars dernier, l’eurodéputé Benoît Cassart présentait devant la presse un rapport clef sur l’avenir de l’élevage européen. Adopté le lendemain en commission de l’Agriculture, le texte, qui doit encore être débattu avant un vote final en plénière fin avril, tente de répondre à une équation devenue centrale : comment préserver une production animale européenne, tout en intégrant les exigences environnementales, sanitaires et commerciales qui redessinent aujourd’hui le secteur.

Gîtes, golf fermier, safari, et même drive-in : à la ferme de la Bourgade, Jean-Marie Leboutte et son épouse sont passés maîtres dans l’art de la diversification. Autant d’activités originales qui mettent en lumière leur travail, créent du lien avec le consommateur et contribuent à promouvoir la Bleue Mixte. Une race locale à laquelle cet agriculteur reste profondément attaché, tout en gardant un regard lucide sur ses qualités comme sur ses limites.

Les chevaux, poneys et autres équidés peuvent désormais franchir plus facilement la frontière entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Pour de nombreux déplacements non commerciaux dans les régions frontalières, un certificat de santé animale n’est plus nécessaire. Cela réduit la charge administrative pour, entre autres, les centres équestres, les cavaliers et les détenteurs de chevaux qui se rendent temporairement dans un pays voisin.

Un examen d’aptitude à la reproduction (également appelé breeding soundness examination ou « BSE » en anglais) aide les éleveurs à détecter précocement d’éventuels problèmes de fertilité chez les mâles. Cela permet d’éviter que des animaux présentant des défauts héréditaires ou physiques soient destinés à la reproduction. Pourtant, ce type de contrôle est encore trop rarement effectué.

L’élevage s’est invité au cœur d’une réflexion qui dépasse désormais largement le seul champ de la production. Chercheurs, responsables politiques et représentants de la filière étaient réunis, le 18 mars dernier au parlement européen, dans le cadre de la conférence « EU Livestock 2030 », pour tenter de saisir ce qui se joue aujourd’hui autour de l’animal, de la viande et du lait, et, au fond, autour de la place que l’agriculture entend encore occuper dans le projet européen. Entre exigences de durabilité, attentes sociétales et contraintes économiques, c’est un modèle tout entier qui se trouve interrogé, à la recherche d’un nouvel équilibre.
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