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Les épisodes de chaleur successifs de cette année ont mis les bovins et les éleveurs sous forte pression pendant plusieurs semaines. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, les conséquences ne s’arrêtent pas lorsque les températures redescendent… Elles continuent à impacter les troupeaux plusieurs jours, voire plusieurs semaines après la fin de la canicule, d’après les données collectées par Rumexperts et le Comité du lait.

La chaleur et le manque d’herbe ne se contentent pas d’affaiblir le bétail. Le comportement de celui-ci ainsi que des plantes qui l’entourent change, avec des conséquences graves, voire parfois mortelles.

Le 10 août, un cheval à Lokeren (province de Flandre-Orientale) a été testé positif à l’anémie infectieuse équine (AIE). Parfois appelée fièvre des marais, il s’agit d’une maladie virale qui touche les chevaux et entraîne une détérioration chronique de leur état de santé, souvent accompagnée de fièvre. Il n’existe aucun traitement ni vaccin.

Face au risque grandissant de désertification vétérinaire dans les campagnes wallonnes, la Wallonie déploie un plan inédit de 680.000 € destiné à susciter de nouvelles vocations en médecine vétérinaire rurale. Annoncé quelques jours avant l’ouverture de Libramont, ce dispositif a été présenté dans le détail sur le champ de foire par Léonard Theron, vice-président de l’UPV (Union professionnelle vétérinaire), qui en a exposé les principaux mécanismes et les ambitions. Il mise sur des stages précoces, un dispositif de mentorat et des aides à l’installation afin d’enrayer une crise qui menace directement l’avenir des élevages wallons.

Un cheval de la périphérie bruxelloise a été euthanasié le 4 août après des signes neurologiques sévères. Les analyses ont confirmé une infection par le virus West Nile. C’est le premier cas équin détecté en Belgique. Il a été identifié parce qu’une vétérinaire de terrain a pensé à cette maladie et pratiqué le test.







Dermatose nodulaire contagieuse, fièvre catarrhale ovine, grippe aviaire… ici et ailleurs, les menaces sanitaires se multiplient. Et face à elles, personne n’est à l’abri. Dans ce contexte, tant les éleveurs que les autorités ont un rôle à jouer, avec un maître mot : l’anticipation. Éric Cardinale, directeur scientifique santé et bien-être animal à l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, en France, a fait le point sur ces différents risques, et sur nos armes pour les prévenir.

Le gouvernement wallon a annoncé mobiliser 680.000 € afin d’attirer davantage de jeunes vers la profession de vétérinaire, soutenir leur installation et garantir leur présence de terrain partout en Wallonie.

À Wanze, Julien Bonhiver n’a pas hérité de la ferme familiale. À 30 ans, il dirige pourtant une importante exploitation d’élevage bovin, reprise hors cadre familial au terme d’un parcours où la patience, la confiance et la détermination auront compté autant que les compétences techniques. Dans une agriculture confrontée au renouvellement des générations, son histoire illustre une autre manière de devenir agriculteur et de cultiver son propre destin.

L’Association wallonne des éleveurs attend avec impatience les visiteurs de la Foire de Libramont durant ces quatre jours d’événement. Et les raisons de venir à la rencontre de ses équipes et des éleveurs venus en nombre pour présenter leurs animaux ne manquent pas ! Que les visiteurs souhaitent s’informer ou simplement découvrir les races présentées, le hall 2 et les rings de concours sont parmi les espaces les plus animés de la foire.

Entre agriculture, élevage et transition énergétique, le Brésil se retrouve au cœur des débats mondiaux sur la durabilité. Pour le professeur Daniel Vargas, ancien secrétaire au développement durable, les critiques adressées au modèle brésilien reposent moins sur la réalité du terrain que sur des standards environnementaux élaborés ailleurs, principalement en Europe et aux États-Unis. À travers plusieurs exemples concrets, il démonte les biais de ces normes internationales et défend une lecture plus adaptée aux réalités tropicales. Une réflexion qui interroge la manière dont le monde définit ce qui est réellement « vert ».
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