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Voix de la terre

Voix de la terre

Chère nourriture…

Voix de la terre Les salles d’attente portent bien leur nom, surtout dans les hôpitaux… L’horaire des rendez-vous est rarement respecté, et le médecin spécialiste vous fait parfois languir une heure et demie au long avant de vous recevoir. Alors, on attend dans la salle d’attente, en compagnie d’autres attendants, d’autres patients qui patientent, et tuent le temps comme ils peuvent, en espérant vaguement que le temps ne va pas les tuer avant d’être auscultés. Les jeunes se plongent illico presto dans l’adoration béate de leur smartphone, yeux dans les yeux, et jouent des pouces à toute vitesse. Les moins jeunes et les plus vieux lisent un magazine qui traîne sur une table, ou nouent une conversation avec leur voisin-voisine ; ils racontent volontiers leur vie à un parfait étranger, réceptacle idéal pour épancher ses états d’âme.
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La bio-adversité dans la biodiversité!

Tandis que nous passions un bon moment à Libramont, où la pluie n’a pas pu empêcher de très belles rencontres, un incident mineur s’est déroulé chez moi, en mon absence ou, probablement, la nuit précédente. Qu’on se rassure, à ce niveau, c’est sans conséquences pour l’avenir de la planète, ni pour l’économie du pays.

Confession d’un écolo mal tourné

Il y a 50 ans (oups, un demi-siècle déjà), je découvrais l’agronome René Dumont (candidat à l’élection présidentielle en France, en 1974). Avec lui, naissait l’écologisme politique. Après l’illusion du Grand Soir promis aux partageux se dessinait le rêve d’un monde parfaitement en harmonie avec la nature… Pourquoi pas ? 

Le carnaval des animaux

Voici revenu juillet ! Une coupe, deux coupes, trois coupes : fenils et silos-couloirs sont bien remplis grâce aux averses venues arroser régulièrement nos prairies lors des orages, pas bien méchants jusqu’à présent. Les moissonneuses montent par vagues à l’assaut des champs d’escourgeon, et les touristes envahissent nos campagnes : scouts et guides, familles néerlandophones et bruxelloises, trailers et bikers, randonneurs à cheval… Faites gaffe aux barrières de vos pâtures ! Déjà, la Foire de Libramont approche à grands pas, et les fermiers se découvrent plein d’amis qui leur demandent « s’ils n’auraient pas une entrée gratuite en trop ? ».Ces précieux sésames sont devenus super chérots, m’expliquait ces jours-ci une jeune maman solo, en perpétuelle délicatesse avec son portefeuille et sa carte de banque… Elle voudrait y emmener son gamin « voir le carnaval des animaux », selon les termes du bambin.

Un peu plus près des étoiles

Les Journées Fermes Ouvertes suscitent un engouement certain parmi les gens curieux de (re)découvrir l’agriculture « en vrai ». Indubitablement, les fermes classiques sont très peu représentées lors de ce week-end particulier, quasi absentes, au contraire des exploitations qui présentent un caractère spécial et commercial : vente à la ferme, agri-tourisme, élevages d’ânes ou d’autruches, maraîchage biologique… Simple paysan conventionnel sans aucune originalité, j’apprécie particulièrement ces visites, très stimulantes pour mes espiègles petits neurones. Ainsi, cette année, j’ai découvert l’agriculture biodynamique ! Son concept aux apparences ésotériques peut paraître déroutant, mais une fois la barrière de son étrangeté franchie, il apparaît dans toute sa cohérence et sa durabilité dans la marche actuelle du monde…

Le choix des lecteurs

Le «woke» cuisiné au wok?

Dans la grande farandole des nouveaux mots serinés à tous propos, un terme revient sans cesse dans la bouche des politiciens conservateurs, ceux-là même qui s’affichent « réformateurs » et « progressistes ». Ils parlent de « wokistes » pour fustiger et dénigrer les lanceurs d’alerte, les défenseurs des causes sociales, raciales, écologiques et féministes. Défendre trop haut et trop clair la cause paysanne, par exemple, relèverait également du « wokisme », m’a-t-on signifié… Mu v’la wokiste, cré vin djou !

Monopoly

Vais-je en parler ? Vais-je encore radoter sur ce sujet maintes fois évoqué dans les colonnes du Sillon Belge ? M’en tiendrez-vous rigueur, excédés par un thème qui retourne chez d’aucuns le couteau dans un ulcère douloureux, chaque fois qu’il est évoqué ? Mille excuses, mais le renchérissement exponentiel des terres agricoles mérite un article, mille articles de presse, tant le sujet nous touche au plus profond de notre cœur paysan ! Nous sommes précipités au centre d’un jeu mortel de Monopoly, lequel consiste à nous ruiner par des opérations immobilières, au gré des coups de dés qui font et défont les fortunes.

Qu’allons nous manger après 2030? Entre propagande et hypocrisie…

Régulièrement, Christian Walravens, professionnel du secteur agricole et lui-même agriculteur, propose au public d’échanger sur des thèmes liés à l’agriculture et plus particulièrement sur l’utilisation des produits de protection des plantes. C’est dans ce cadre qu’il s’est notamment adressé, il y a peu, aux agriculteurs du Comice de Seneffe mais également aux citoyens de diverses communes de la région.

La désinformation: une arme redoutable pour attaquer les agriculteurs et leur production d’excellente qualité

Démocratie, que signifie encore ce terme aujourd’hui. Cette souveraineté du peuple, représenterait-elle encore 50 % auxquels il faudrait ajouter 40 % de particratie et 10 % de dictature. On pourrait croire que ce triste cocktail soit la réalité actuelle alors qu’une autre menace guette tant les agriculteurs que les consommateurs : la désinformation. Elle se traduit par une ingérence dans la façon de penser de la population. Cela pourrait s’appeler la « désinfocratie ».