Au nom de la terre

Marc Assin

Voix de la terre

L’agriculture et la forêt au secours du climat

Voix de la terre

C’est la semaine de la COP26. Les médias résonnent en chœur. Ils feront de même au Qatar, quand le football se jouera au pays des champions du monde des gaz à effet de serre, ceux qui émettent 30 tonnes de CO2 par habitant par an. C’est le double de l’Américain moyen (15 tonnes), quatre fois plus que le Belge, cinq fois plus que le Chinois, soixante fois plus que le Sénégalais. « Ainsi va le monde ! ».

Impayables

Marc Assin

Voix de la terre

Les agriculteurs sont pragmatiques, et comme Saint Thomas, ne croient que ce qu’ils touchent du doigt. Le réchauffement climatique, par exemple, est resté longtemps pour nous une abstraction, un concept désincarné, un monstre du Loch Ness un peu mythique qui ondulait sous la surface de nos préoccupations. Sécheresses et inondations sont venues jeter un coup d’éclairage insistant sur une crise tangible aux multiples visages, lesquels perdent leur masque un par un et dévoilent leurs grimaces. La transition énergétique, devenue incontournable, entraînera des changements profonds et la remise en question de nos modèles agricoles. Ainsi, en cet automne de COP26, nous sommes mordus bien concrètement par la hausse insensée des engrais azotés. Ceux-ci, très énergivores dans leur fabrication, deviendront peut-être -sans doute ?- un jour impayables, financièrement et écologiquement. Quelles seront les alternatives ?

Drôle de guerre

Marc Assin

Voix de la terre

Chaque année, novembre joue avec les contrastes et peint le monde en clair-obscur. Les nuits s’allongent à vue d’œil, tandis qu’en journée, le soleil joue à cache-cache entre brouillards et nuages. Pas pressé de travailler, l’astre du jour émerge durant l’après-midi et se montre l’espace de quelques heures : la campagne alors s’enflamme et brille de tous ses arbres, drapés d’ors et de fauves ! Ces moments de magie lumineuse nous font oublier quelques instants combien le onzième mois peut être terne et ennuyeux. Mais pour nous distraire cette année, l’actualité nous propose la COP 26. Déjà 26 ! Celle-ci attire tous les regards et vient donner quelques couleurs à notre quotidien, « le réchauffer » serait une expression malheureuse… À l’image des éditions précédentes, la grand-messe du climat se veut cette fois encore

Au pied du Mur des Fascinations

Marc Assin

Voix de la terre

« La fascination est le plus universel de tous les maux, car les hommes séduits par leurs passions et leur imagination font entre eux un perpétuel commerce d’erreurs. ». Cette citation est attribuée à un auteur anonyme vivant au Moyen-Âge. À cette époque, et déjà depuis les plus anciennes civilisations, la « fascination » -cet attrait irrésistible et paralysant- était considérée non comme une émotion, mais plutôt comme une véritable maladie de l’âme et du corps. Aujourd’hui, plus que jamais, l’être humain tombe en fascination de manière déconcertante, ébloui par des personnes, subjugué par des discours, envoûté par des modes de pensées orchestrées pour le meilleur parfois, mais souvent pour le pire ! L’agriculture n’échappe pas à ce phénomène, victime et coupable consentante des avatars de la fascination universelle.

«Il serait plus que temps de rappeler à la population que c’est cette agriculture,  qu’ils critiquent aujourd’hui, qui a permis aux Européens, après la deuxième guerre,  de manger sainement, copieusement et à des prix démocratiques».

«Pesticides» et populisme: «On cherche à ternir l’image de notre agriculture»

Voix de la terre

Je me réfère au bel édito publié dans l’édition du 21 octobre dernier dédié à la stratégie « De la fourche à la fourchette ». Dans lequel on utilise le mot « pesticide ».

Les bienfaits de la routine

Marc Assin

Voix de la terre

Dans la conscience populaire, le paysan reste un éternel « routinier », un conservateur invétéré, encroûté dans ses habitudes et ses traditions. Au vu des changements profonds subis par l’agriculture au cours des septante dernières années, et des mutations de tous ordres que nous avons dû affronter, cette réputation de « routinier » mériterait tout de même quelques nuances ! Sa connotation péjorative, par exemple, n’est en rien justifiée et dénigre d’inestimables bienfaits.

Du sable Bio, comme c’est beau!

Voix de la terre

Du sable Bio… Gloups ! Si l’objectif est d’attirer l’attention, c’est réussi. Pour en acheter ? Pas si vite. Pour critiquer ? C’est à voir.

Se nourrir, sourire, et puis tant pis

Marc Assin

Voix de la terre

Parler d'alimentation est un sujet fort couru! Celle-ci nous concerne au premier chef, car elle repose en couches successives sur l'agriculture, depuis les aubes lointaines où les hommes -surtout les femmes!!- du Néolithique ont enfin compris combien il serait judicieux de cultiver la terre afin de faire pousser sa nourriture, et d'élever des animaux au lieu de les courser bêtement dans les forêts et la savane. Trouver de quoi manger reste sans conteste le plus grand souci de l'humanité. Les gens ne songent qu'à cela, au tréfonds de leurs pensées, du lever au coucher, où qu'ils vivent et où qu'ils aillent!

Les pesticides et notre sang: la ministre au secours des agriculteurs

Voix de la terre

Le covid s’essouffle, les cours d’eau ont retrouvé leurs lits, certaines chaînes TV peuvent à nouveau combler l’espace médiatique par de l’agribashing. (Matin première, JT sur La Une)

Pierre qui roule...

Marc Assin

Voix de la terre

Les petites dérives du fauchage tardif

Voix de la terre

Dans la voix de la terre du 9 septembre, A Jadin faisait remarquer combien le fauchage tardif pouvait être un fantastique gisement de mauvaises herbes pour les champs avoisinants.

Santé!

Marc Assin

Voix de la terre

20 € pour une balade nocturne à l’écoute du brame, voilà qui n’est pas donné pour entendre les braillements gutturaux d’un cerf en rut, forts semblables aux mugissements rauques d’un taureau ! Le coût se justifie par la réception qui suit : produits du terroir et bières locales. Après l’effort, le réconfort ! On y à-fone, tu m’étonnes ! Pardon, on n’à-fone pas, on déguste avec sagesse un savoir-faire brassé dans la tradition. À ce qu’il paraît… Mais on boit tout de même de l’alcool, ce gai euphorisant partout présent dans les événements privés et publics. Le commerce des vins, bières et spiritueux se porte on ne peut mieux ! Des agriculteurs se diversifient en cultivant de l’orge brassicole, en plantant des vignes. Pourquoi pas ? À votre santé !

La terre à tout prix?

Marc Assin

Voix de la terre

Des hommes soudés à leurs terres : l’agriculture tourne autour de cette dualité axiale, comme une toupie lancée follement dans la ronde des saisons. Tout le reste, – technologies, traditions, agronomie, socioculturel… –, vient gonfler le mouvement et entraîne les agriculteurs dans la danse, enlacés à leur ferme ! Cet axe double est fort malmené dans nos régions, miné dans ses fondements ! Les jeunes désertent la profession, et les « ressources humaines » se délitent comme peau de chagrin, tandis que les terres agricoles sont grignotées peu à peu par les autres activités du monde moderne, urbanisation et industrialisation. Que restera-t-il dans cent ans ?

Le loup et (ou) l’agneau

Marc Assin

Voix de la terre

Mère-Grand et le Petit Chaperon rouge se terrent dans leur chaumière ; les Trois Petits Cochons aussi. Le loup est de retour ! Le petit agneau de la fable ne sait plus où se cacher, s’il ne veut être occis par le redoutable prédateur.

#CeuxQuiFontLeSucre: la confiance envers la RT peut-elle être restaurée?

Voix de la terre

Ces dernières années n’ont pas été faciles : pas pour la Raffinerie Tirlemontoise/Südzucker, mais certainement pas pour les planteurs, les fournisseurs de matières premières. Le vent peut-il tourner ?

Duo magique ou infernal?

Marc Assin

Voix de la terre

6 CO2 + 6 H2O ---> C6H12O6 + 6 O2. La photosynthèse tient du miracle ! Quand on y songe, notre biologie doit TOUT à cette « bête » réaction chimique réalisée dans les cellules végétales, grâce à la chlorophylle.

L’écologie, oui, l’écologisme, bof!

Voix de la terre

Ayant lu le billet de AB dans la Voix de la terre du 22 juillet, j’ai écouté et réécouté deux fois (sur YouTube) la conférence de Jean-Marc Jancovici : « Il était une fois l’énergie, le climat et la relance post-covid ». Elle mérite vraiment le détour. Outre l’analyse très explicite qu’en fait AB, je voudrais approfondir trois points essentiels : le nucléaire, l’agriculture et la déforestation.

Ça plane pour nous?

Marc Assin

Voix de la terre

Êtes-vous du genre « planificateur », ou du genre « accommodant » ? Cheval de labour équipé d’œillères, qui trace en force son sillon en ligne droite sur un champ aplani, ou poney de randonnée se jouant des obstacles, à l’aise sur les sentiers tortueux ? Tantôt l’un, tantôt l’autre, fort probablement…

Micro-pousses sur terreau (à gauche)  et substrat inerte (à droite).

Dans du terreau, pas sur un support inerte!

Voix de la terre

Depuis des mois, des producteurs de micro-pousses de plusieurs pays demandent à l’Union Européenne de permettre la certification bio des micro-pousses.

Chaudière biomasse et puits de carbone

Voix de la terre

Le Sillon Belge du 8 juillet présentait l’inauguration d’une chaudière biomasse à Wanze. Les promoteurs du projet présentent cela comme une façon efficace de ne pas produire du CO2. Mais ne pas brûler cette biomasse mais l’enfouir dans la couche arable du sol afin de créer un puits de carbone en produisant de l’humus, ne serait-ce pas une meilleure façon pour ne pas produire de gaz à effet de serre, et ce à raison de 55.000 t de CO2 par an ?

Assurez-vous, qu’ils disaient…

Marc Assin

Voix de la terre

Personne n’est à l’abri d’un accident… Et quand semblable mésaventure vous arrive, mieux vaut être « bien assuré », disent les sages et non les fous. Mais qu’est-ce au juste, qu’être « bien assuré » ? Existe-t-il des « bonnes » et des « mauvaises » assurances ? Pour s’éviter la ruine, ne risque-t-on pas de se ruiner en frais d’assurance, au final, si l’on veut être protégé contre tout et n’importe quoi ?

Dur dur d’être durable

Marc Assin

Voix de la terre

N’est pas Greta Thunberg ou Adélaïde Charlier qui veut. Les plus fervents partisans de la transition écologique tirent une drôle de tête, quand il voit fleurir dans leur proche horizon d’immenses et magnifiques moulins à vent… Ils comprennent alors, révélation divine, les réticences virulentes et militantes des opposants à l’implantation d’un parc éolien dans leur voisinage. Les innocents points rouges disposés sur une carte sont devenus soudain d’écrasantes réalités, quand ces blanches marguerites cyclopéennes ont surgi de nulle part et font maintenant tourner leurs pétales démesurés, en de vastes mouvements hypnotiques. Sont-elles laides ? Sûrement pas ! Elles sont juste envahissantes, un rien angoissantes, et on se dit que plus jamais rien ne sera comme avant, dans notre univers familier. Dur dur d’être durable !

Stop aux publications incomplètes voire malhonnêtes!

Voix de la terre

Durant le mois de juin, un article de journal titré « Évaluation de l’impact environnemental de différents élevages bovins wallons sur la qualité de l’eau et la biodiversité » et signé par un ingénieur, exposait un tableau reprenant plusieurs chiffres, dont la production de CO2 par hectare (13.124 kg) et la production de « 0 » MJ/ ha de surface utile. C’est incomplet et inexact.

Sucre en Europe: l’occasion perdue!

Voix de la terre

En octobre 2019, le Sillon publiait une voix intitulée « Le sucre de Seneffe ne sera pas de trop, quoi qu’on en dise ».

Depuis, le projet a été abandonné faute de soutien financier des banques mais aussi face à une objection acharnée du lobbying des acteurs en place.