Le décret wallon réformant le bail à ferme aux oreilles du parlement wallon… Enfin, devrait-on dire!

Voix de la terre

Le pauvre et le riche

Marc Assin

Voix de la terre

Il était une fois deux frères, nés à treize mois d’intervalle. Ils faisaient la fierté de leurs parents, un couple d’agriculteurs installés sur une ferme modèle. Ceux-ci fondaient de grands espoirs sur leurs fistons, tout destinés à reprendre en tandem l’exploitation familiale. Seulement voilà, le destin n’est pas toujours d’accord et quelquefois, s’ingénie à brouiller des plans qui semblent gravés dans le marbre du futur…

Le temps des c(e)rises

Marc Assin

Voix de la terre

Miraculeux, magique, merveilleux! Les pluies de ces jours derniers ont ressuscité nos prairies à une vitesse stupéfiante! Nos «savanes» couleur paille ont retrouvé leur joli dégradé de verts, du plus pâle au plus profond, quasi bleuté. Nous vivons un second printemps en automne, et les vaches jouent des oreilles en broutant les herbes tendres. Les agarics champêtres pointent partout leurs petits bonnets blancs, tandis que les arbres sauvages ploient sous une profusion de fruits. Les hêtres, chênes, aubépines, sorbiers, poiriers et pommiers sauvages, …, sont grêlés comme jamais de faînes, glands, druppes, sorbes et sûrettes! Dame Nature est en fête: sa petite entreprise ne connaît pas la crise, et chante à pleine voix le Temps des Cerises...

Sa Majesté l’Argent

Voix de la terre

La reine est morte, vive le roi ! La couronne de Grande-Bretagne a quitté la royale chevelure de la défunte souveraine pour rejoindre celle – plus clairsemée — de son fils. On n’a pas fini d’en parler ! Les Britanniques ne font rien comme les Européens du continent. Ils vouent un culte inconditionnel, quasi irrationnel, à une institution féodale anachronique, fascinés comme des enfants par les tribulations de leurs souverains. Notre roi et notre reine belges nous font beaucoup moins rêver, car en vérité, toutes ces têtes couronnées sont des gens comme nous, avec leurs défauts et leurs qualités, leurs plaisirs et leurs douleurs, leurs besoins terre à terre et leurs fantasmes.

C’est quoi, C3, C4, c’est tout vert?

Voix de la terre

L’autre jour, je parcourrais l’immense centre commercial de Mons, dénommé « Les Grands Prés ». Mon esprit mal tourné ne m’a pas empêché de penser « Quel drôle de nom pour ces hectares qu’on a vu bétonner en quelques dizaines d’années… ». Il n’y a plus un brin d’herbe à des kilomètres à la ronde. Rien que des parkings, des galeries couvertes et chauffées (ou refroidies selon les saisons), illuminées non-stop. Un temple du consumérisme où tous les grands noms du marketing international sont rassemblés.

S eaux S

Voix de la terre

Les petits ruisseaux font les grandes rivières, puis celles-ci rejoignent les fleuves, direction la mer et l’océan. Ces jours derniers et faute de pluie – oups ! – les petits cours d’eau ne paient pas de mine, les fleuves non plus, les lacs et les étangs encore moins : au point de révéler au grand jour ce qu’ils avaient dans le ventre. Mais c’est sûr, nos oueds de cet été, asséchés façon désert africain, boiront bientôt avec avidité les précipitations qui s’annoncent et ne manqueront pas le rendez-vous de l’automne ! Les ruisseaux couleront comme avant et nos prairies humides refleuriront.

Corvidés: espèce protégée

Voix de la terre

Les agriculteurs ne représentent plus qu’un pourcent de la population, ce qui peut faire penser aux « espèces » menacées. Ne pourraient-ils pas profiter du même statut que ces volatiles ? Leur personne, travail, moral et revenu seraient ainsi protégés.

Ceinture!

Marc Assin

Voix de la terre

Cette fois, ça y est ! Nos commissions agricoles communales ont activé le plan « sécheresse ». Y’a plus qu’à déclarer ses pertes, comme on dit ! Évidemment, les PV de constatation ne ramèneront pas la pluie, mais au moins, les dégâts seront objectivés et consignés de manière officielle. Il s’agit là chez nous de la dernière péripétie d’une année réellement bizarre, jalonnée de surprises plus effarantes les unes, plus inquiétantes les autres…

Foulard ou chiffon rouge: acte 2

Voix de la terre

En région flamande, le bras de fer semble se poursuivre entre les agriculteurs et les environnementalistes. Foulard rouge de solidarité pour les uns, tour de vis supplémentaire aux réglementations pour les autres, un récent fait d’armes « juridico-médiatique » vient de l’illustrer.

Les derniers paysans

Marc Assin

Voix de la terre

L’agriculture est plurielle, et s’exerce de multiples façons. Chaque exploitation développe sa propre originalité, adaptée qu’elle est aux défis de son époque, à son terroir, sa situation familiale, son environnement social et économique, ses traditions, l’âge et la santé de ses acteurs.

La fin de l’élevage en Wallonie

Voix de la terre

Que faisiez-vous, aux temps chauds?

Marc Assin

Voix de la terre

« L’herbe est bien plus verte ailleurs ! », bêlait la chèvre de Monsieur Seguin qui s’ennuyait dans son enclos. Et bien non, pas d’accord ! Pour avoir traversé la Wallonie de part en part, j’ai constaté que l’herbe reste bien plus verte chez nous qu’ailleurs. Dans les autres provinces, les prairies roussissent à vue d’œil et les maïs tirent des langues jaunies jusque par terre.

Foulard ou chiffon rouge pour les élevages hors-sol?

Voix de la terre

Des salades!

Marc Assin

Voix de la terre

’’Should I go or should I stay ?’’. La chanson du groupe Clash me trotte dans la tête, en ce samedi 30 août, 5 heures 30 d’un matin nimbé d’une lumière encore ensommeillée. Vais-je rester, ou vais-je partir à la Foire de Libramont ? On y raconte tant de salades…

Bzzzzzzzz!

Marc Assin

Voix de la terre

« La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue ! ». Avec le réchauffement climatique, les cigales provençales se réfugieront peut-être un jour chez nous, afin d’échapper aux chaleurs infernales et aux incendies ! Qui sait ? Sont-elles plus fainéantes que les fourmis ? J’en doute, car ce bon vieux Jean de La Fontaine n’était point avare en idées toutes faites pour mettre en scène des animaux.

La renarde aux yeux clairs

Voix de la terre

Cette fois, ça y est, notre dernière poule a disparu sans laisser de trace. Évanouie comme un pur esprit. Partie au paradis des volatiles à la suite de ses deux sœurs, l’une après l’autre en moins d’une quinzaine ! La renarde de notre hangar serait-elle coupable ? Vais-je me risquer à les remplacer ? J’ai téléphoné à un négociant en volailles, et celui-ci m’a demandé tout de suite si je disposais d’un document de la Commune, lequel stipulerait que je ne suis pas interdit de détention d’un animal domestique. J’ai cru qu’il blaguait, mais lui ne riait pas du tout, en fait, et s’étranglait même d’agacement, en me racontant combien il était ennuyé par cette nouvelle obligation du Code Wallon du Bien-Être Animal.

Des foulards rouges fleurissent ci et là, en soutien aux agriculteurs flamands.

Un foulard rouge en soutien aux agriculteurs du nord du pays

Voix de la terre

Si vous souhaitez soutenir pacifiquement vos collègues du nord du pays dans leur combat, ceux-ci vous invitent à accrocher un foulard rouge à votre rétroviseur, fenêtre… en guise de solidarité.

Faites vos jeux, rien ne va plus

Marc Assin

Voix de la terre

Savez-vous combien coûte une roquette américaine téléguidée Javelin, employée par l’Ukraine ? 80.000$. Un missile hypersonique russe Sarmat ou Iskander ? 10 millions de $. Un canon automoteur français Caesar ? 6 millions d'€. Un « bête » obus de 155 mm ? 6.000 €. Un fusil d’assaut « de marque » ? 3.000 €. À ce tarif-là, la guerre aux portes de l’Europe va coûter des milliers de milliards de dollars, rien qu’en armement et munitions, et sans doute davantage encore pour reconstruire tout ce qui sera détruit ! On parle aujourd’hui de « milliards » comme naguère de « millions ». Depuis deux ans, l’argent fout le camp des caisses des États à une vitesse hallucinante, dans un premier temps pour contrer le coronavirus, dans un second temps pour contenir les Russes. Pendant ce temps-là, on viendra dire que l’agriculture coûte cher ! C’est d’une bêtise à pleurer…

Ce festival était un superbe patchwork  des multiples facettes de l’agriculture d’aujourd’hui.

Festival de l’agri-diversité: en phase avec les préoccupations du moment

Voix de la terre

Il faisait beau temps pour le 3e festival organisé par Greenotec à Meux. J’y ai passé une très belle journée, un peu dans le style « Retour vers le futur ». Quand on est arrivé dans l’après-vie professionnelle et qu’on est resté « supporter » de l’agriculture, c’est un plaisir de retrouver tout ce qu’on a le mieux aimé dans ce métier : les rencontres, les innovations, l’agri-diversité.

Trois points de suspension…

Voix de la terre

J’admire les gens courageux et déterminés ! Il fallait « en avoir », et bien accrochées, pour affronter sans complexe des agriculteurs en colère à Merksplas… La Ministre Flamande de l’Environnement Zuhal Demir (NVA) n’a pas reculé, là où ses collègues masculins se seraient présentés accompagnés de gardes du corps. Venue expliquer aux éleveurs l’accord du Gouvernement Régional sur les émissions d’azote, elle a subi des insultes et des menaces de mort. Rien moins que ça… Une poupée à son effigie était pendue haut et court à un gibet, comme le pantin Sicco Mansholt lors de la manifestation de 1971 ! Les Flamands ont la corde facile, de toute évidence, mais la madame n’a pas faibli… Respect !

Vers un retour en grâce?

Marc Assin

Voix de la terre

Et pourquoi pas des pommes de terre ? Le marché des céréales et leur circulation dans le monde sont gravement perturbés par l’« opération militaire spéciale » des Russes en Ukraine. Le froment, le maïs, le riz…, se sont imposés comme aliments de base pour nourrir l’humanité, car ils s’insèrent parfaitement dans la logique agro-industrielle, commerciale et capitaliste qui mène toutes les danses à l’heure d’aujourd’hui. Mais pour le reste ? Environnement et dérèglements climatiques, sécurité alimentaire des pays pauvres et risques de famine, diversité des sources d’approvisionnement ? Ces thèmes essentiels peinent de plus en plus à être respectés par la culture du blé & Cie. Alors, je le redis : pourquoi pas cultiver davantage de pommes de terre, et profiter de leurs atouts, malgré leurs faiblesses ?

Ces récits qui formatent les esprits

Voix de la terre

Curieusement, mi-juin, plusieurs récits se télescopent dans mon esprit; D’abord, ces images venues d’Ukraine où nos dirigeants apportent le soutien de nos démocraties, ces pays où l’on se sent libre de travailler un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout, où la solidarité organisée est de mise, bref, le monde idéal qui brille de mille feux, surtout vu de loin.

Jeux interdits

Marc Assin

Voix de la terre

« Si on jouait à la guerre ? ». Quand nous étions tout gosses, nos parents n’aimaient pas trop nous voir entamer une « bataille » imaginaire, car ils avaient assisté, contraints et forcés, à des combats bien réels et vu en direct les dégâts causés par une vraie guerre, violente et sanguinaire. Ils avaient éprouvé, dans leur chair et leur esprit, les souffrances physiques et les traumatismes psychologiques qui accompagnent ce « jeu » aussi vieux que l’humanité. Aujourd’hui, Russes et Ukrainiens y jouent à fond : ils se tapent dessus « pour de vrai », et entraînent la planète dans une spirale de misères, vers le retour des ténèbres. L’ordre alimentaire mondial est complètement chamboulé par la mise hors-jeu de deux reines essentielles sur l’échiquier des céréales et des engrais. On parle désormais de « guerre du blé », et celle-ci risque fort de causer des dégâts incommensurables…

Viticulteur amateur: un vrai bonheur!

Voix de la terre

C’est dans l’air du temps. La vigne gagne du terrain en latitude. La Belgique salive de plaisir à l’idée de produire son propre vin. C’est vrai pour les professionnels. C’est aussi vrai pour les amateurs, trop fiers d’être en autoproduction avec le vin du jardin.

C’est juin qui fait les foins

Voix de la terre

Mais où sont les foins d’antan ? Autrefois concentrée sur deux ou trois semaines en été, la fenaison d’aujourd’hui s’étale du printemps à l’automne, d’avril à novembre, déclinée en multiples coupes. Encore faut-il parler maintenant de « récoltes d’herbes », car les agriculteurs-éleveurs ensilent plutôt qu’ils ne fanent comme « dans le temps », quand les plastiques dérivés de l’industrie pétrolière n’existaient pas, et qu’il fallait tout engranger en sec.