Les agriculteurs sont les gardiens de la santé de la terre et de ses habitants

Voix de la terre

Ingénieur.e.s Colum-bio

Marc Assin

Voix de la terre

La semaine dédiée à l’agriculture bio n’a pas manqué de sel, durant ce mois de juin ! Elle est tombée pile poil pendant une période clef du déconfinement, en pleine décrue de la pandémie de Covid-19. Le soleil l’a illuminée de ses rayons ardents, et a engendré une croissance phénoménale de la végétation printanière ! Toutes les planètes étaient alignées pour donner chance et succès à cette mise à l’honneur du bio. Médias et organismes de promotion ont mis les petits plats dans les grands, cuisinés par un inspecteur Colum-bio censé être drôle mais pas très percutant, – « Mon dieu, protégez-moi de mes amis ; mes ennemis, je m’en charge ! », disait le duc de Malborough… De mon côté, pour marquer le coup, je me suis rendu le mardi 8 à Libramont, au Centre de Recherches Agronomiques, un CRA pas du tout « cracra »… Les ingénieur.e.s Colum-bio m’ont épaté !

«Eau-tant» en emporte le vent

Marc Assin

Voix de la terre

Après plusieurs années de sécheresses estivales, allons-nous revivre un été bien belge, arrosé d’averses en juin, trempé de draches nationales en juillet et chahuté d’orages en août ? Rendez-vous dans trois mois pour répondre à cette question ! L’eau du ciel est une denrée vitale pour l’agriculture, un facteur limitant, un paramètre essentiel. Dans nos régions maritimes tempérées, aux cieux souvent encombrés de nuages, qui aurait imaginé ces périodes sèches à répétition ? L’or bleu est l’objet de stratégies politiques et financières ; enjeu économique majeur, il prend chaque année davantage de valeur et fait l’objet de spéculations financières, fort discutables.

Comment les firmes phytopharmaceutiques nous contrôlent, nous infantilisent ou nous prennent pour des c…

Voix de la terre

Ces jours de pluie, je réfléchis. Quel traitement fongicide pour les froments à la dernière feuille ? 2020 était la dernière année pour l’Opus/epoxiconazole, alors je choisis la nouveauté de BASF en 19 lettres, mefentrifluconazole. J’aime les solutions simples où je peux moi-même combiner une juste proportion entre triazole(s), strombilurine, carboxamide (SDHI) selon les variétés en place et les conditions météo. Oui, notre ferme pratique une agriculture raisonnée et raisonnable.

AgriKoh Lanta

Marc Assin

Voix de la terre

« Du pain et des jeux ! ». Voici deux mille ans, les Romains avaient déjà compris comment tenir en laisse leur plèbe turbulente : lui donner à manger, et le distraire par toutes sortes d’amusements ! Le concept n’a pas pris une ride en vingt siècles, dans un monde où tout se mélange : l’essentiel et le futile, l’indispensable et le superflu, les choses sérieuses et les bêtises. L’émission de téléréalité Koh Lanta doit son succès au reflet fidèle de notre société qu’elle nous renvoie, où les coups fourrés sont permis pour ne pas être éliminé et rester en course. Le mérite et la valeur humaine perdent leur importance, au profit de manipulations, de mensonges et autres « stratégies », sur fond de compétitions innocentes dans un environnement de vacances à la mer, tenues légères et sable blanc, coquillages et crustacés. Les spectateurs s’identifient aux concurrents, tant la survie sur le camp ressemble à leur vie de tous les jours, avec ses blessures, ses abandons, ses évictions, ses jeux de rôle pas toujours drôles, et à la fin, il n’en restera qu’un…

À nouveau admettre les farines animales dans l’alimentation des animaux d’élevage? Un mauvais choix!

Voix de la terre

Les États membres de la Communauté Européenne se prononcent actuellement sur la possibilité de réutiliser des protéines animales transformées PAT) dans l’alimentation des animaux d’élevage, porcs et poulets notamment.

Arnaque au glyphosate

Voix de la terre

Seriez-vous en train de me lire si je n’avais pas utilisé ce mot, cette matière active dans mon titre ? Le pouvoir accrocheur de cette molécule ou encore des mots tels qu’« alternative » ou « bio-pesticide » semble être bien connu d’une certaine start-up gembloutoise qui l’utilise à foison pour attirer l’œil et les budgets.

Après plus de 14 mois d’attente, alors que la Belgique est déclarée indemne de Peste Porcine Africaine depuis 6 mois  et que le secteur a transmis tous les éléments objectifs de preuve des préjudices, les producteurs forestiers,  pépiniéristes, entrepreneurs et exploitants forestiers sont toujours dans l’attente des indemnisations promises !

Peste Porcine Africaine: après 2 ans et demi, le secteur forestier attend toujours les premiers 4 millions d’euros d’indemnisations promis!

Voix de la terre

Le 14 février 2019, le Gouvernement wallon promettait une première enveloppe de 4 millions d’euros pour indemniser les propriétaires et professionnels du secteur vis-à-vis de la dévalorisation de leurs bois mais aussi vis-à-vis de leurs pertes d’activité et pertes sur investissements. Le budget a pourtant été réservé depuis 2 ans et est disponible.

Un effet PPApillon?

Marc Assin

Voix de la terre

Pur hasard, coïncidence troublante, lien de cause à effet ? Comment qualifier la singulière succession, la déroutante superposition de deux crises sanitaires : PPA et CoViD-19, touchant l’une des animaux, l’autre l’humanité tout entière ? Stupeur et tremblements, terreur et confinement ! Le 12 septembre 2018, l’analyse vétérinaire de deux sangliers retrouvés morts en Gaume mettait en évidence l’arrivée de la peste porcine africaine chez nous, laquelle entraînait la mise sous cloche de toute une région. Le 12 mars 2020, le Gouvernement Fédéral Belge admettait -enfin!!- l’urgence et la gravité de la pandémie de Sars-CoV-2, et décrétait un lock-down très strict afin d’enrayer la circulation du virus. D’une certaine manière, la PPA avait fait tinter chez nous une sonnette d’alarme, un peu comme un avertissement, une répétition générale avant l’émergence d’une crise majeure, comme si le destin voulait nous prévenir d’un risque sanitaire qui toucherait cette fois les êtres humains.

À toutes faims (in)utiles

Marc Assin

Voix de la terre

Manger constitue l’occupation favorite des animaux, qu’ils aient des nageoires ou des ailes, qu’ils se déplacent sur mille, huit, six, quatre ou deux pattes, ou pas de patte du tout. On les voit frétillants, affairés, heureux de mordre, saliver, mâcher, avaler ; tout occupés à cette affaire de la plus haute importance ; suspendus à ce fil dont dépend leur existence ! Ensuite, ils digèrent, et leur microbiote intestinal se régale, irradiant tout leur corps de bien-être, pour autant que la nourriture soit appétissante, saine et facilement assimilable. On mange seul ou en groupe, pour assouvir une faim véritable ou une simple fringale, que l’on soit une amibe, une fourmi ou un être humain. Ce dernier y met davantage de formes ; il « culturise » et « convivialise » les repas, les charge d’émotions, de sensations, voire de sensualité. Comme disait ma grand-mère, fin cordon-bleu et féministe ironique à ses heures : « Un homme, c’est facile à piéger : on l’attrape par la (…), et on le retient par l’estomac ! ».

La croisade des enfants de la terre

Marc Assin

Voix de la terre

Les champs d’ici, les eaux de là

Marc Assin

Voix de la terre

Dès à présent, il est possible de s’inscrire et de se placer en ordre de bataille pour les engagements MAEC 2022. Certaines mesures demandent la visite d’un expert ; ainsi, Natagriwal pourra venir dès juin diagnostiquer la pertinence de telle ou telle demande. Ne méprisons pas les MAEC, et surtout ne nous leurrons pas : nos aides PAC en faveur de l’environnement iront croissantes. La prime « vaches allaitantes » deviendra prime au maintien de prairies permanentes, ou quelque chose dans le genre, dans un avenir pas si lointain. D’ici quelques années, plus rien ne sera donné sans une grande contrepartie écologique. La lutte contre les changements climatiques échauffe de plus en plus les esprits ; la perte de biodiversité et la dégradation des sols agricoles émeuvent sans cesse davantage nos sociétés occidentales. Un vaste combat semble vouloir être engagé, afin de restaurer un équilibre dans les cycles du carbone et de l’azote. Chez nous ! En Europe ! Mais ailleurs ?

Les femmes sont bien là!

Voix de la terre

Les femmes sont là ! Si un mot pouvait exprimer ce que j’ai ressenti en lisant la Voix de la terre du 15 avril « Où sont les femmes ? », c’est merci  ! Merci à vous, Marc Assin, d’avoir publié un texte comme celui-là dans le Sillon Belge ; le droit des femmes est encore bien trop souvent bafoué et toutes les voix qui s’élèveront ne seront jamais de trop pour dénoncer cette injustice.

La chevauchée des vaches qui rient

Marc Assin

Voix de la terre

« La Vache qui rit »’ a fêté ses cent ans ce 16 avril 2021 ! Sa bonne bouille rouge, ses jolies boucles d’oreilles et son sourire éclatant ont traversé les décennies, exemple parfait d’un marketing réussi au-delà de toute espérance, pour le meilleur… et pour le pire !

Gluten l’ennemi public! Le pain, véritablement responsable?

Voix de la terre

De plus en plus de gens parmi nous sont allergiques au gluten. Trop souvent, en le rendant responsable d’allergies, on accuse globalement le pain d’être la cause de tous les maux. Or, c’est loin d’être le cas.

Où sont les femmes?

Marc Assin

Voix de la terre

Ursula n’en revient toujours pas ! Lors de la rencontre Union Européenne-Turquie, le Belge Michel et l’Ottoman Erdogan se sont octroyé les deux seuls fauteuils disponibles, tels deux gros pachas sur leur trône, la reléguant au sofa surbaissé, en position inconfortable et humiliante, éloignée des deux « mecs », corps crispé et cou tordu pour suivre la conversation. La « légendaire » galanterie des mâles politiques n’a pas failli à sa réputation… En 2021!!

Les fermiers du week-end

Marc Assin

Voix de la terre

On les appelle « agriculteurs à titre complémentaire » ou « à temps partiel ». Je préfère dire « fermiers du week-end » ! Fiers comme des rois, ils s’occupent de leur exploitation agricole les samedi, dimanche, jours de congé, bien souvent chaque soirée et chaque matin, avant et après le turbin. Ce sont tous des passionnés, des amoureux de la terre et des animaux, du travail en plein air et des activités agricoles. Le rendement financier de leur second métier est fort réduit, le plus souvent. Qu’à cela ne tienne, leurs motivations sont ailleurs ! Qui sont-ils ? Ne seront-ils pas les paysans de demain ?

Le fruit défendu

Voix de la terre

IBR, la Fédération Nationale du Commerce de Bétail et Viande plaide pour la vaccination

Voix de la terre

La filière bovine est en pleine mutation. Malgré des prix à la hausse, les effectifs bovins s’érodent de manière continue depuis de nombreuses années et les vocations de jeunes éleveurs, jeunes vétérinaires ou de jeunes marchands se font plus que rares.

Non, non, rien n’a changé

Marc Assin

Voix de la terre

Jeudi soir, après avoir lu et relu les articles du Sillon Belge, mon ami Armand m’a téléphoné longuement au sujet de la manifestation agricole du 23 mars 1971. Il était à la fois content et triste. Content d’avoir vu son témoignage couché sur papier, triste de n’avoir trouvé nulle part dans la presse non agricole, des échos de ce cinquantième anniversaire. Les gens oublient très vite… Ce fut pourtant une date charnière, la fin d’un monde, le chant du cygne de la paysannerie. Selon lui, cette flambée de colère n’a rien amené de bon, au final. Elle a surtout servi de révélateur d’un changement de société, d’une mutation inéluctable à l’œuvre dans nos campagnes depuis la fin de la Guerre 40-45.

Quel futur pour l’énergie éolienne domestique?

Voix de la terre

Lettre ouverte au ministre Philippe Henry: Il y a 40 ans, le recours à l’éolien et au solaire était une façon du citoyen lambda de répondre aux deux crises pétrolières, à savoir produire de l’électricité chez soi. Là où le vent le permet, il était envisageable d’obtenir un permis communal d’implantation pour une éolienne domestique. Mais les choses ont changé entre-temps, semble-t-il.

Micro-pousses de radis rouge.

De la difficulté d’être certifié: «Bio or not bio pour les micro-pousses de Chaumont-Gistoux?»

Voix de la terre

Des graines certifiées bio, du terreau utilisable en agriculture biologique, de l’eau de pluie… Et une certification bio refusée ! Pourquoi ?

Gâchis parmentier

Marc Assin

Voix de la terre

Humeur morose ? Moral dans les chaussettes ? Besoin d’un bon coup de boost pour retrouver le sourire ? Regardez donc le dessin animé « Petite patate » sur Youtube ! « The amazing patate show » me fait à chaque fois bien rigoler ! Je sais, c’est idiot ; j’ai passé l’âge… Je l’ai écouté l’autre jour pour me remettre d’aplomb, après avoir regardé l’émission « Investigation » sur la RTBF, consacrée aux usines à pommes de terre du Hainaut. « Frites surgelées, un univers impitoyable ! ». On se serait cru dans un roman de Zola, nimbé d’une forte odeur de fric et de friture. Antoine Parmentier, le Monsieur « Patates » français du 18e siècle, l’aurait trouvé bien bonne mais un peu grasse à digérer, sans aucun doute !

CO2, c’est odieux?

Marc Assin

Voix de la terre

« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément » disait Nicolas Boileau au 17e siècle. Au 21e siècle, ce brave monsieur peinerait à appliquer sa maxime, si on lui demandait de donner son avis sur la problématique des gaz à effet de serre. Deux intervenants s’y sont essayés dans « Voix de la Terre » du Sillon Belge : « Climat et CO2, une vaste escroquerie ! »(25 février) et en réponse sur le même sujet : « Une mise au point s’impose » (4 mars). J’ai lu et relu ces deux articles en miroir, trois fois chacun. Avec l’âge, je deviens biesse, c’est sûr, car ces avalanches de chiffres et ces litanies de phrases m’ont laissé perplexe et peu convaincu.

Comète et corona: mise en abyme

Marc Assin

Voix de la terre

Si ma grand-mère -une impatiente née en 1900- vivait encore aujourd’hui, elle dirait à coup sûr du coronavirus qu’on en parle « autant que de l’étoile à queue ».