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Différents circuits pour commercialiser les produits

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La production d’une ferme maraîchère diversifiée à petite échelle peut assez facilement être commercialisée de différentes manières. Par exemple, la vente par des groupements d’achats est une possibilité rendue plus aisée avec les technologies de communication actuelles. Concernant les marchés de gros, ils sont accessibles à des fermes de taille importante où ne sont produits que quelques légumes seulement.

Pour les marchés publics, facilement accessibles, il ne faut pas nécessairement de grands volumes et un large assortiment. Les clients achètent ce qu’ils voient. L’inconvénient est le temps nécessaire pour la tenue des stands, la dépendance des conditions météo pour la venue des clients ou encore le risque de ne pas tout vendre et, donc, d’enregistrer des pertes. En pratique, choisissons des marchés réservés aux producteurs ; il est difficile d’être compétitifs face à des revendeurs qui ont acheté à bas prix. La fraîcheur, la propreté, la présentation des légumes sont des atouts de vente. Maintenons les prix à leur juste niveau.

La vente à la ferme est une belle solution, facile à organiser. Nous ne devons pas être ouverts tout le temps, mais il convient d’être régulier dans le respect des horaires et les fréquences d’ouverture. Si l’échoppe est installée près une route fréquentée, c’est un avantage. Toutefois, il est important de s’organiser pour que la personne qui assure les permanences d’ouverture puisse être occupée aussi lors des temps morts.

La vente en paniers, en gros ou aux restaurants

Les ventes par paniers sont des formules intéressantes pour autant que nous soyons capables de bien les gérer et les organiser. Une grande variété de légumes doit être produite sur une très longue période. Les clients attendent des légumes classiques comme les pommes de terre, les carottes, les oignons. En saison, ils souhaitent des laitues, des frisées, des scaroles, des tomates, des concombres, des courgettes, des chicons. Les légumes un peu moins communs viennent ensuite, comme les navets, les bettes, les mâches. La livraison est un poste lourd économiquement et quant aux besoins en heures de travail.

La vente en gros est adaptée à la spécialisation des investissements en bâtiments et machines spécifiques et performants. La production d’un seul produit ou de peu de légumes différents amène un risque plus élevé car moins diversifié (ravageurs, maladies, météo…) et un risque économique lié à la sectorisation du marché.

Enfin, la vente à des restaurants et commerces spécialisés est valorisante quant à l’acquisition d’un savoir-faire dans l’élaboration et la présentation des produits. Néanmoins, il est difficile de n’avoir que ceux-ci comme débouchés puisque ce type de vente ne permet le plus souvent d’écouler qu’une petite partie de la production.

F.

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