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Betteraves sucrières: un achat groupé de bâches pour réduire les coûts

Quelque 300 planteurs flamands de betteraves sucrières ont participé à un achat groupé de bâches de protection. En unissant leurs forces, ils ont bénéficié d’une remise sur le volume, mais aussi d’un soutien de la Région flamande.

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Jean-Paul Vanelderen, président du Verbond van Vlaamse Suikerbietplanters et vice-président de la Confédération des betteraviers belges (CBB), était enthousiaste, en décembre dernier, à l’idée de partager une histoire positive comme il n’y en a pas suffisamment dans le milieu de la betterave. Enthousiasme partagé par Bruno Dewulf, secrétaire général de la Confédération des betteraviers belges (CBB) et Stefaan Van Haecke, secrétaire général du CoCo Vlaanderen.

Une réussite

Voici plusieurs mois, les associations de planteurs de la Raffinerie tirlemontoise et d’Iscal Sugar ont eu l’idée de lancer un achat groupé de bâches (tissus géotextiles). Pour toutes les parties impliquées dans l’opération, celle-ci fut une réussite. Au total, pas moins de 300 agriculteurs ont fait l’acquisition de 1.500 bâches de différents types.

Si ce chiffre est inférieur aux nombres de planteurs recensés, rappelons tout de go que certains n’avaient pas besoin de bâches supplémentaires ou nouvelles.

L’un des principaux avantages de l’achat groupé est d’avoir pu profiter d’une remise sur le volume commandé. Par ailleurs, les 300 planteurs ont bénéficié du soutien du Fonds flamand d’investissement agricole (Vlif) mis en place par les autorités régionales. In fine, il en résulte un prix bien inférieur à celui qu’aurait obtenu chaque agriculteur individuellement. Pour la comptabilité d’une ferme, cela n’est pas négligeable !

Pour obtenir le soutien du Vlif, qui ne connaît pas d’équivalent en Wallonie, les agriculteurs ont néanmoins dû s’organiser. Ce sont en effet les organisations de planteurs (les asbl, donc) qui ont réalisé les achats de bâches pour ensuite les « mettre à disposition » des agriculteurs pour une période de cinq ans et ce, par le biais d’un droit d’utilisation. L’agriculteur paye donc pour une bâche dont il est l’utilisateur et non le propriétaire (mais bénéficie également des économies susmentionnées).

Réduire la tare

Pour Erwin Boonen, directeur des matières premières à la Raffinerie tirlemontoise, l’utilisation de toiles géotextiles rend la culture de la betterave sucrière plus durable. Celles-ci augmentent l’efficacité du nettoyage (et donc réduisent la tare terre) et du chargement des betteraves sur le terrain. Pour les deux sucreries de notre pays, on estime à 10.000 le nombre de trajets en camion en moins par campagne, grâce à un nettoyage plus efficace et à la réduction de la tare.

En Wallonie, aucune initiative de ce type n’a vu le jour cette année. Rappelons néanmoins que l’Association des betteraviers wallons (ABW) a porté un dossier similaire – avec succès ! – auprès des instances régionales voici quelques années. En effet, en 2018 et 2019, chaque agriculteur et entrepreneur wallon intéressé pouvait répondre à l’appel de l’ABW et bénéficier d’un soutien non négligeable à l’achat de bâches et matériel de bâchage (lire ici et ici). Sensible à la démarche des planteurs wallons, le gouvernement régional avait débloqué un budget considérable. Avec le même objectif : réduire considérablement la tare terre et le coût lié à son transport.

Ces deux succès peuvent constituer une source de motivation et d’inspiration pour les années à venir.

D’après Tim Decoster

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