Pucerons et criocères : pas d’inquiétude, mais restez prudent
Les observations sont très variables selon les parcelles, généralement faibles et rarement au-dessus des seuils d’intervention. Une surveillance reste toutefois recommandée à l’approche de l’épiaison.

Les observations du réseau de ce vendredi 22 mai montrent des populations de pucerons qui varient fortement d’une parcelle à l’autre. Dans certaines parcelles, seules quelques plantes sont porteuses de pucerons, tandis que dans d’autres, de nombreuses plantes sont colonisées. Si des pucerons sont présents sur les feuilles, ils sont généralement absents sur les épis.
Pour rappel, un traitement insecticide est justifié uniquement si au moins un épi sur deux est colonisé par un puceron entre l’épiaison et le stade « grain pâteux ».
Il reste néanmoins utile de surveiller vos parcelles à l’approche de l’épiaison afin d’évaluer le risque car il est admis que les infestations peuvent être très locales. Si un traitement fongicide est prévu prochainement au stade épiaison (BBCH 55), profitez-en pour parcourir la parcelle avant et vérifier si un traitement insecticide complémentaire est nécessaire.
Concernant les lémas
Ces insectes sont également présents sur les feuilles de froment, et les premiers dégâts causés par les larves commencent à être visibles : (parenchyme des feuilles rongé entre les nervures). Leur population reste toutefois assez faible, et il n’y a pas de situation alarmante.
Le seuil d’intervention, établi par Arvalis, est fixé à 2,5 larves par tige à l’épiaison. À moins d’une infestation massive, les lémas n’ont que peu d’impact sur le rendement. Attention, les céréales de printemps sont plus sensibles que les céréales d’hiver.
Cepicop, groupe « ravageurs »





