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Protection des escourgeons : attendre le stade BBCH 39

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Les escourgeons ont poursuivi rapidement leur développement : la majorité est au stade dernière feuille pointante. Quelques parcelles atteignent même parfois le stade de la dernière feuille étalée.

Il convient désormais d’attendre ce stade de la dernière feuille étalée afin de réaliser le traitement complet.

Le traitement « dernière feuille étalée » peut être envisagé en vérifiant bien que toutes les feuilles sont bien déployées. Il est encore tôt et il faut attendre d’atteindre le stade adéquat. Il est préférable d’être un peu en retard et de protéger correctement toutes les feuilles plutôt que d’intervenir trop tôt. Si vous combinez ce passage avec un régulateur, veillez toutefois à l’appliquer avant que vos épis ne sortent.

Ce traitement consiste en l’application de plusieurs molécules issues de familles chimiques différentes (mélange de produits commerciaux ou de molécules co-formulées dans un unique produit) :

– un triazole, (prothioconazole, mefentrifluconazole, tebuconazole ou metconazole), pour contenir la rouille naine (et la rhynchosporiose),

– un SDHI, (bixafen, fluopyram, fluxapyroxad ou benzovindiflupyr), recommandé pour sa rémanence d’action, renforçant la protection sur la durée

– une strobilurine, (pyraclostrobine, azoxystrobine, fluoxastrobine ou trifloxystrobine), utile en complément pour renforcer la lutte contre la rouille naine et l’helminthosporiose.

Si vous avez implanté une variété tolérante et que votre parcelle ne présente pas de symptômes, ajustez votre protection tout en gardant en tête que la rouille naine pourra se développer dans les prochaines semaines.

Les essais ont également montré l’intérêt d’intégrer des substances à mode d’action multisites, telles que le soufre ou le folpet, notamment dans la gestion de la ramulariose.

Enfin, en cas de forte pression d’oïdium encore visible sur votre parcelle, privilégiez l’usage de molécules spécifiques telles que le cyflufénamide, métrafenone, fenpropidine, spiroxamine ou soufre, reconnues pour leur efficacité ciblée sur ce pathogène.

A. Nysten,

Cepicop, Groupe « maladies »

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