Le Belge a une très bonne image de son agriculture mais le prix reste prépondérant
Le Belge a une très bonne image de son agriculture et considère qu'elle devrait être davantage soutenue mais le critère du prix reste prépondérant à ses yeux au moment de l'achat de produits alimentaires, ressort-il de l'observatoire «Les Belges et le monde agricole» de CBC Banque et Assurance.

À une semaine de la 90e Foire agricole de Libramont, CBC Banque et Assurance a présenté jeudi, dans une ferme de Braine-le-Comte, les résultats de son dernier observatoire, basé sur le sondage d'un échantillon représentatif de 1.000 Belges et réalisé fin mai par le bureau d'études Ipsos. L'objectif est de mieux cerner les habitudes de consommation des Belges, leur perception de l'agriculture et des défis qui se présentent à elle.
Premiers enseignements du sondage, si le Belge est très attentif à la composition des produits alimentaires qu'il consomme, le prix et la qualité du produit sont, de loin, les principaux critères d'achat de ces produits. Ces deux aspects arrivent bien avant les critères de respect de la saisonnalité, de type de production (traditionnelle ou biologique), de proximité géographique (lieu d'origine du produit) et de respect de l'environnement. Le soutien aux producteurs arrive en dernier et n'est cité que par 14% des sondés.
Pourtant, les Belges semblent avoir une haute estime de l'agriculture noir-jaune-rouge puisque, pour 90% des sondés, l'agriculture belge fournit des produits fiables et de qualité, totalement ou en partie. Et plus de la moitié (57%) a une très bonne voire une excellente image de l'agriculture belge.
En outre, seulement un tiers des sondés (34%) estiment que l'agriculture belge est suffisamment soutenue. Une majorité de Belges semblent s'accorder sur le fait que le métier d'agriculteur est essentiel pour la société, est exigeant mais n'est pas suffisamment valorisé. Interrogés quant à leurs craintes par rapport à l'avenir de l'agriculture, les sondés citent en premier lieu la disparition des exploitations familiales au profit de grands groupes agricoles ou d'acteurs financiers (48%), devant les conséquences de la concurrence étrangère (accords de libre-échange) (47%).
L'observatoire de CBC nous apprend encore que trois sondés sur quatre sont favorables à la création d'un label officiel permettant d'identifier clairement l'origine des produits alimentaires. Un tel label national (39%) est jugé plus pertinent qu'un label européen (15%) ou régional (7%), 29% des sondés se prononçant pour plusieurs niveaux de labels (européen, belge et/ou régional).








