La Wallonie lance une étude sur la présence de polluants dans les œufs du jardin
Le gouvernement wallon a approuvé jeudi le lancement du projet "Ovo-diagnostic", une étude destinée à mesurer la présence éventuelle de polluants environnementaux dans les œufs issus de poulaillers domestiques.

L'étude portera notamment sur les PFAS, les PCB, les dioxines et furanes, les métaux lourds, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les retardateurs de flammes bromés et certains produits phytosanitaires. Elle sera menée par l'Institut scientifique de service public (ISSeP) pendant deux ans. Elle doit permettre d'établir un état des lieux en Wallonie et d'identifier les facteurs pouvant expliquer d'éventuelles contaminations.
Des études menées en Belgique et dans les pays voisins ont déjà montré que certains œufs autoproduits pouvaient présenter des concentrations plus élevées de certains polluants que les œufs commercialisés, notamment en raison de l'exposition des poules à leur environnement direct, relève le gouvernement wallon.
Dans le cadre du projet, 150 poulaillers domestiques seront sélectionnés à travers la Wallonie. Après une campagne de recrutement prévue en septembre, des prélèvements d'œufs seront réalisés afin d'analyser leur composition et de tenter d'identifier les sources potentielles de contamination. Les participants recevront leurs résultats, et une communication générale sera organisée à l'issue de l'étude. La date estimée n'est pas indiquée.
Le projet représente un budget de près de 986.000 €. Il s'inscrit dans les travaux menés par la Wallonie sur la surveillance des polluants environnementaux et l'exposition de la population.








