«La sécheresse limite l’évolution des maladies foliaires», annonce l’Irbab
La sécheresse n’est pas sans impact sur le développement des maladies foliaires en betteraves et chicorées et limite, par conséquent, leur développement. L’observation reste néanmoins de mise afin d’intervenir au moment opportun.

Près de 90 % des parcelles d’observation suivies par l’Institut royal belge pour l’amélioration de la betterave (Irbab) ont désormais atteint le premier seuil d’intervention pour la cercosporiose. Parmi celles-ci, environ 17 % ont également dépassé le deuxième seuil, bien que l’augmentation de la pression de la maladie dans ces parcelles reste très limitée, précise l’Irbab, dans son message du 30 juillet. L’Institut conseille par ailleurs aux planteurs de suivre la situation actuelle via une carte, disponible ici.
Des conditions météo peu favorables
Et de poursuivre : « Bien que le nombre de parcelles ayant dépassé le seuil augmente, il est important d’interpréter correctement ces chiffres ». En effet, dans les conditions de sécheresse actuelles, l’infection peut, à certains endroits, dépasser légèrement le seuil d’intervention (plus de 5 feuilles atteintes sur 100). Même si ce seuil est donc officiellement dépassé, les conditions météorologiques actuelles ne sont pas favorables à une poursuite du développement des maladies foliaires.
La germination des spores et la progression des infections par les champignons foliaires dépendent fortement de la présence de périodes de mouillure du feuillage, de rosée ou d’une humidité relative élevée, des conditions qui font actuellement défaut. « Nous constatons donc que, sous l’effet de la sécheresse persistante, le développement de la cercosporiose et des autres maladies foliaires reste limité. Par ailleurs, un traitement fongicide après une longue période de sécheresse n’est pas recommandé. En raison du stress hydrique, l’absorption et la translocation des fongicides systémiques dans la plante sont souvent réduites, ce qui peut diminuer l’efficacité du traitement », précise encore l’Irbab.
Ce dernier recommande dès lors de continuer à suivre attentivement l’évolution de la situation, en particulier lorsque des précipitations ou des conditions plus humides sont annoncées. À ce moment-là, il est important de vérifier à nouveau l’état sanitaire des parcelles avant de décider d’intervenir. Le traitement pourra ainsi être réalisé au moment le plus opportun, tant sur le plan agronomique qu’économique.
« Nous conseillons également d’attendre au moins trois semaines après le traitement fongicide précédent avant d’en réaliser un nouveau, même si le seuil est à nouveau dépassé. Bien entendu, un traitement ne doit être effectué que lorsque le seuil d’intervention est effectivement atteint. Il faut également veiller à alterner les produits et les matières actives afin de limiter le risque de développement de résistances. »





