Plus de 10 % des sites totalement conformes aux règles

Parmi les différents outils mis en place chez nos voisins français, on trouve l’outil Pig Connect Biosécurité, développé en 2020 par l’Association nationale sanitaire porcine, à la suite de l’arrivée de la peste porcine africaine en Belgique. Ce dernier, qui n’est pas obligatoire, répond à deux objectifs. D’abord, au niveau individuel, il permet à l’éleveur de connaître le niveau de biosécurité de son exploitation par rapport aux exigences réglementaires. Puis, pour la filière, il donne une vision globale du niveau de biosécurité des élevages.
L’audit comprend 66 questions, et 28 points sont jugés prioritaires. Par exemple, la quarantaine pour les animaux reproducteurs, une aire d’enlèvement des cadavres bétonnée ou stabilisée, la propreté sous les silos… Par ailleurs, ce dernier n’est pas « juste » un état des lieux. Lorsque des non-conformités sont relevées, l’éleveur peut suivre un plan d’accompagnement.
De juillet 2020 à fin août 2026, 8.954 sites d’élevage en activité avaient été audités au moins une fois. Soit environ 95 % de la production porcine française. Parmi les audits, 85% ont été réalisés dans des élevages en bâtiment et le reste en plein air.
Au final, 1.351 sites d’élevage ont réussi à avoir la note maximale, avec une conformité aux 66 questions. Bref, un peu plus de 10 % des sites d’élevage commerciaux et un peu plus de 20% de la production porcine française. En se concentrant uniquement sur les 28 points prioritaires, un peu moins de 3.000 sites sont entièrement conformes, soit 22% des sites d’élevage et 43 % de la production porcine.
Il reste dès lors une marge de progression. « Il faut toutefois garder à l’esprit que l’audit et la réglementation comportent aussi des aspects administratifs. Certaines non-conformités sont parfois liées à des éléments documentaires… », indique Mylène Petit, responsable santé animale et sécurité sanitaire. De plus, selon elle, plusieurs aspects reviennent régulièrement dans les points à améliorer. C’est notamment le cas d’un sas sanitaire, avec la présence d’un système pour se laver les mains.