Année difficile pour les agriculteurs flamands, avec des revenus en baisse de près de 10%
L’année 2026 a été une année agricole difficile pour l’agriculture et l’horticulture flamandes, indique le syndicat Boerenbond dans son évaluation de l’année de production. La sécheresse et la canicule ont pesé sur les rendements des cultures, tandis que la baisse des prix et la hausse des coûts ont également joué un rôle. Le chiffre d’affaires a ainsi reculé de 9,8 %, pour s’établir à 7,33 milliards d’euros.

C’est pour les pommes de terre et le maïs que les dégâts causés par la chaleur et la sécheresse ont été les plus importants, avec respectivement 25 % et 24 % de perte de rendement. Il en va de même pour les betteraves sucrières, qui ont enregistré une baisse de 15,4 %. La production de haricots, de courgettes, de pommes et de poires a aussi reculé, tandis que celle du lin, des carottes, des concombres et des poireaux a, en revanche, augmenté.
L’organisation agricole estime le montant total des dommages causés par la canicule et la sécheresse à 260 millions d’euros. Cela représente en moyenne 16.000 € par exploitation agricole professionnelle. Comme des investissements ont déjà été réalisés en matière d’adaptation au changement climatique, notamment dans le domaine de la collecte des eaux, les dégâts s’avèrent toutefois moins importants que lors de la sécheresse de 2018.
Le chiffre d’affaires global pour 2025 s’établit finalement à 7,33 milliards d’euros, soit une baisse de 9,5 %. Ce chiffre est inférieur de 3,1 % à la moyenne sur cinq ans. On observe cependant des différences selon les secteurs. Ainsi, dans les grandes cultures, le chiffre d’affaires a baissé de 15,3 %, avec une chute particulièrement marquée de 46,1 % pour les pommes de terre. L’horticulture sous serre a en revanche progressé d’un cinquième.
Dans l’élevage, la faiblesse des prix a pesé lourdement. Ainsi, le chiffre d’affaires du secteur laitier a baissé de 23,1 % et celui du secteur porcin de 19,4 %. La viande bovine et la viande de veau ont fait figure d’exception, avec une hausse de 6,3 % des revenus.
Pour le Boerenbond, la compétitivité des agriculteurs flamands ne doit pas être davantage mise à mal. L’organisation appelle le gouvernement fédéral à ne pas imposer de nouvelles hausses de coûts. Elle s’oppose par exemple à une augmentation de la TVA sur les engrais chimiques.
« Des prix équitables et des conditions de concurrence équitables sont des points importants qui doivent être approfondis », encourage Lode Ceyssens, le président du Boerenbond. « Les différents niveaux de décision doivent renforcer la compétitivité de notre agriculture et de notre horticulture, car nous constatons, notamment dans les secteurs de l’élevage, une pression concurrentielle et sur les prix de plus en plus forte en provenance de l’étranger ».








