Accueil Economie

La FWA va proposer une assurance paramétrique contre les aléas climatiques

La Fédération wallonne de l’Agriculture (FWA) va proposer, d’ici la fin de l’année, à ses membres la possibilité de souscrire une assurance paramétrique couvrant des risques liés au climat, a-t-on appris dans le cadre de la Foire agricole de Libramont.

Temps de lecture : 2 min

Cet outil assurantiel privé est développé en partenariat avec une compagnie d’assurances et est basé sur un paramètre (ou indice) comme le gel, la pluviométrie ou un certain seuil de température.

Selon la FWA, il a le mérite de faire gagner du temps. Si le paramètre retenu est le gel et qu’il survient le 15 avril, l’assuré, par exemple un fruiticulteur, « sera indemnisé le 15 mai, sans devoir attendre qu’un constat soit dressé par un expert », explique Aurélie Noiret, conseillère au service d’études du syndicat agricole.

Plusieurs produits vont être lancés dans les prochains mois mais la FWA ne désire pas en dire davantage pour l’instant. Le syndicat agricole souhaite en outre la mise en place d’une assurance multirisque climatique couvrant, par exemple, des dégâts dus à la sécheresse, à la grêle, au gel, à un excès de précipitations… Des assurances dont les primes coûtent cher et pour lesquelles la FWA demande une aide de la Wallonie. Ce type d’assurances interviendrait à partir de 20 % de pertes, contrairement au Fonds des calamités qui ne s’applique qu’à partir de 30 % de pertes. D’autres conditions sont également nécessaires pour que le Fond des calamités intervienne et notamment la reconnaissance du caractère exceptionnel de l’événement météorologique.

« Ces deux outils complémentaires -assurance paramétrique et assurance multirisque climatique- deviennent indispensables au vu du caractère de plus en plus extrême des phénomènes météorologiques dans un contexte de réchauffement climatique », estime-t-on à la FWA. « Vu la diversité des 13.000 exploitations en Wallonie, il faut une sorte de boîte à outils de la gestion des risques pour les agriculteurs », souligne Aurélie Noiret. En réponse à l’épisode de sécheresse de ces dernières semaines, l’organisation d’agriculteurs rappelle par ailleurs l’existence du site internet « Fourrage.Fwa » permettant à des éleveurs d’échanger ou de trouver à proximité de chez eux tous les types de fourrages (paille, préfané, foin, maïs… ou mise à disposition de terre pour l’implantation de couverts fourragers). Le manque d’eau a nui à la croissance des fourrages et de nombreux agriculteurs sont contraints de déjà entamer leur stock pour l’hiver.

A lire aussi en Economie

Mercosur : la parole à la commission

Economie Alors que le volet commercial de l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur est entré en application provisoire le 1er mai, le débat reste particulièrement vif dans le secteur agricole et au sein de plusieurs États membres. Pour comprendre la logique qui sous-tend ce traité controversé, nous sommes allés à la rencontre des services de la commission. Face aux critiques qui dénoncent un risque de concurrence déloyale, l’exécutif européen défend un accord qu’il présente comme étroitement encadré, combinant ouverture commerciale, mécanismes de protection pour les filières sensibles et nouvelles perspectives d’exportation pour l’agro-alimentaire européen.
Voir plus d'articles

Trouvez un emploi dans le secteur agricole et horticole

CHANT D'EOLE

Quévy-le-Petit, Hainaut

Postuler maintenant

Gevagri SA

Frasnes-lez-Gosselies, Hainaut

Postuler maintenant

Trouvez l'employé qui vous convient vraiment.

Publier une offre d'emploi
Voir toutes les offres d'emploi