«Informations, rencontres et enrichissement sont au cœur d’Agribex»

La journée professionnelle a drainé près de 6.400
personnes, selon les organisateurs.
La journée professionnelle a drainé près de 6.400 personnes, selon les organisateurs. - J.V.

Le coup d’envoi d’Agribex a été donné, comme de coutume, lors de la journée professionnelle de ce mardi 3 décembre en présence des représentants du monde politique, des organisations agricoles et de Fedagrim, la Fédération belge des fournisseurs de machines, bâtiments et équipements pour l’agriculture et les espaces verts.

Et Johan Colpaert, président de ladite Fédération, de souligner : « Cette 71e  édition invite ses visiteurs et exposants à partager leurs connaissances et à tisser des liens entre eux et ce, tout secteur confondu ». L’accent a également été mis sur l’innovation constante qui règne dans les secteurs agricoles et horticoles. « De nombreuses nouveautés, plus ou moins spectaculaires, sont présentées sur le salon. Car c’est indéniable, seule l’innovation offre un avenir à l’agriculture ! »

« Agribex est organisé par le secteur, pour le secteur. Informations, rencontres et enrichissement constituent son cœur », poursuit Stefaan Forret, président du salon.

Le coup d’envoi d’Agribex a été donné mardi par (de gauche à droite)
: Johan Colpaert, président de Fedagrim, Willy Borsus, ministre wallon de l’Agriculture, Denis Ducarme, ministre fédéral de l’Agriculture, Maggie De Block, ministre fédérale de la Santé publique, Jan Jambon, ministre-président flamand, et Stefaan Forret, président du salon.
Le coup d’envoi d’Agribex a été donné mardi par (de gauche à droite) : Johan Colpaert, président de Fedagrim, Willy Borsus, ministre wallon de l’Agriculture, Denis Ducarme, ministre fédéral de l’Agriculture, Maggie De Block, ministre fédérale de la Santé publique, Jan Jambon, ministre-président flamand, et Stefaan Forret, président du salon. - J.V.

Sur place, cela se traduit de diverses manières. Premièrement, les agriculteurs ont l’occasion de s’informer auprès des 350 exposants présents ainsi qu’au niveau des îlots thématiques « Feed the future » et « Smart Farming ». Ensuite, tant les agriculteurs que les exposants ont l’opportunité de se rencontrer pour échanger leurs idées, leur vision du monde agricole ou encore leurs attentes pour l’avenir. L’enrichissement, enfin, prend sa source à la fois dans les rencontres faites et dans les informations échangées. « Les jeunes doivent aussi trouver des sources d’enrichissement à Agribex. C’est une des missions de l’îlot « Workshop Live » destiné à les intéresser aux diverses facettes de la mécanique agricole. »

Protéger et revaloriser

Les différents représentants politiques présents ont, eux aussi, mis l’accent sur l’importance de l’innovation dans un secteur agricole qui doit notamment répondre aux enjeux climatiques, alimentaires et commerciaux d’aujourd’hui et de demain.

Invité à s’exprimer, le ministre fédéral de l’Agriculture, Denis Ducarme, a d’ailleurs insisté sur « l’importance cruciale de protéger et respecter le secteur agricole qui constitue le premier acteur de notre chaîne alimentaire ». À ce sujet, il souhaite également que les productions belges soient mieux mises en valeur afin que le consommateur soit davantage locavore.

Sur le plan international, plusieurs difficultés ont été épinglées. La Pac, tout d’abord, dont les agriculteurs doivent s’accommoder bien qu’elle soit imparfaite. Le commerce international, ensuite, dont il faut tirer parti tout en veillant à pérenniser les valeurs de l’agriculture familiale belge. « Travailler sur ces deux volets est impératif, notamment pour que les jeunes puissent s’installer en agriculture. »

Et Denis Ducarme de souligner encore « combien il est important de se lever contre les caricatures et stigmatisations que subit trop fréquemment le monde agricole ». Sur ce point, le ministre wallon de l’Agriculture, Willy Borsus, le rejoint : « La Wallonie doit revaloriser l’image de ses agriculteurs et produits trop souvent montrés du doigt sans raison. Aujourd’hui, plus que jamais, les rôles de l’agriculture doivent être rappelés avec force et détermination ! ».

« Les défis auxquels est actuellement confronté le monde agricole sont particulièrement grands », reconnaît encore le ministre. « Mais nous devons travailler pour que chaque agriculteur wallon puisse vivre décemment de sa profession tout en faisant ses propres choix en matière de mode de production, de vente… » Ce travail, débuté à la Région, se poursuivra à l’Europe, dans le cadre des négociations sur la Pac 2020, « afin que les budgets alloués soient à la mesure des moyens à développer pour soutenir et revaloriser l’ensemble du secteur agricole ».

J.V.

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