Phytofar souligne ses grandes priorités: sécurité alimentaire, climat et biodiversité

Phytofar tient à rappeler que notre pays est exemplaire dans le domaine de la phytopharmacie et de son ustilisation durable. Beaucoup d’efforts ont été réalisés depuis les années 1990.
Phytofar tient à rappeler que notre pays est exemplaire dans le domaine de la phytopharmacie et de son ustilisation durable. Beaucoup d’efforts ont été réalisés depuis les années 1990. - M. de N.

Phytofar indique comprendre les préoccupations de la société quant à l’utilisation des produits de protection des plantes. Notre industrie continuera d’ailleurs à jouer un rôle prépondérant en soutenant les agriculteurs dans leur mission de produire notre nourriture journalière.

Notre pays est un exemple

La Belgique a fait beaucoup d’efforts depuis les années 1990 et est précurseur dans l’utilisation durable des produits phytos. L’association cite quelques exemples. « Avec l’évolution des produits, la dose à appliquer par ha a considérablement diminué (jusqu’à 95 % !). Le matériel de pulvérisation est soumis à des inspections régulières et obligatoires. La protection intégrée des cultures (IPM) est la norme. Le marché des produits professionnels et celui des produits pour les amateurs ont été séparés. Et le système belge de collecte et de recyclage des emballages vides par AgriRecover est un exemple pour de nombreux pays ! »

La procédure d’autorisation des produits de protection des plantes de l’UE est l’une des plus strictes au monde et permet de fournir des aliments de la plus haute qualité aux citoyens européens. Pour autant, Phytofar dit comprendre les préoccupations de la société en ce qui concerne la production alimentaire, de même que la volonté de la Commission de réduire tant les risques liés aux produits que leur utilisation. « Nous sommes tout disposés à discuter d’un objectif de réduction, sous réserve que celui-ci soit réaliste et fondé sur des données scientifiques. Un objectif de réduction de 50 % nous paraît irréaliste, et il n’assurerait pas un modèle de production alimentaire plus durable en Europe. »

Continuer à innover

« Nos entreprises continueront à investir dans des méthodes innovantes pour protéger les cultures, à l’aide d’investissements massifs dans des produits assortis d’un profil plus écologique, dans des solutions biologiques et dans des technologies de précision. »

Solutions sûres et durables

L’année 2020 avait été déclarée par la FAO « Année internationale de la santé des plantes ». Or 2020 est surtout devenue l’année de la santé humaine, bien que les défis auxquels doivent faire face les plantes n’aient pas disparu pour autant. C’est pourquoi, l’association belge de l’industrie des produits de protection des plantes, entend, sous la houlette de son nouveau président Martin Van Gheluwe, « continuer à forger la confiance dans des solutions sûres et durables en matière de protection des plantes. »

Priorités pour le futur

Lors de l’assemblée générale de Phytofar, en mode Covid, le 26 mai dernier, Martin Van Gheluwe a identifié plusieurs points auxquels l’association devra prêter attention à l’avenir. « Nous souhaitons avant tout communiquer vis-à-vis du monde extérieur. Grâce à notre communication ouverte, même les personnes qui ne sont pas issues du secteur agricole comprennent très vite que la protection des plantes, sous toutes ces facettes (naturelle, synthétique, biologique, chimique, microbiologique, etc.), est indispensable à la production d’aliments sûrs, sains et abordables. »

Et d’indiquer que le secteur met tout en œuvre pour réduire au maximum l’empreinte écologique des produits phytos et garantir leur emploi durable, dans le respect de l’homme, des animaux et de l’environnement. « Il importe aussi que les applicateurs de ces produits se protègent et adoptent des mesures spécifiques lors de leur manipulation. Les riverains doivent pouvoir se sentir en sécurité, confiants dans le professionnalisme des différents acteurs.»

« À cet égard, les agriculteurs, le secteur de la protection des plantes et le gouvernement doivent continuer à travailler ensemble afin d’élaborer des applications technologiques innovantes et un cadre législatif pour garantir que les produits soient appliqués de manière adéquate et durable », conclut Martin Van Gheluwe.

Martin Van Gheluwe: «Nous souhaitons avant tout communiquer ouvertement et faire comprendre à la société que la protection des plantes, sous toutes ces facettes, est indispensable à la production d’aliments sûrs, sains et abordables.»
Martin Van Gheluwe: «Nous souhaitons avant tout communiquer ouvertement et faire comprendre à la société que la protection des plantes, sous toutes ces facettes, est indispensable à la production d’aliments sûrs, sains et abordables.»

À noter encore le lancement du nouveau site web de l’association : www.phytofar.be.