Katrien D’hooghe, managing director BFA: «Répondre aux défis par la voie de l’alimentation animale»

Katrien D’hooghe, managing director BFA: «Répondre aux défis par la voie de l’alimentation animale»
Landbouwleven

Le secteur agricole sera confronté à de nombreux défis au cours des dix prochaines années, qu’ils soient économiques, sociaux ou politiques.

Un modèle de rémunération correct pour nos agriculteurs et un paiement correct pour leurs produits sont essentiels afin de faire face à tous ces défis. Une amélioration substantielle des conditions du marché est donc la priorité numéro un. Dans les années à venir, des efforts encore plus importants doivent être consentis en faveur d’une approche en filière, d’un cadre politique clair et réaliste et d’une vision à long terme. Et il y a certainement des défis à relever ! Il suffit de penser à l’initiative européenne « De la ferme à la table », à la nouvelle politique agricole commune, aux défis en matière d’environnement, de climat, de durabilité et de bien-être animal.

Dans le secteur de l’alimentation animale, nous nous efforçons d’être proactifs et constructifs dans la recherche de solutions à ces défis, par la voie de l’alimentation animale. Citons en exemple la convention sur les émissions entériques. D’ici 2030, le bétail flamand devra émettre près de 30 % de méthane en moins. Une partie de cette réduction peut être obtenue grâce à des solutions alimentaires telles que l’additif 3-NOP inhibant en partie la production de méthane, l’utilisation de graines de lin extrudées, la combinaison de farine de colza et de drêches de brasserie…

Le dossier de l’azote demandera également beaucoup d’efforts de la part du monde de l’élevage et des secteurs qui lui sont associés, tel celui de l’alimentation animale. La réduction de la teneur en protéines brutes des aliments composés et des rations pour bétail peut déjà contribuer à diminuer les émissions d’ammoniac.

Une attention accrue sera également accordée à l’innovation et à la circularité. 43 % des matières premières utilisées par l’industrie belge des aliments pour animaux sont déjà des sous-produits de l’industrie alimentaire et des biocarburants. Ce chiffre doit grimper à 50 % d’ici à 2030. En outre, il y a également une recherche approfondie de protéines alternatives (locales) à l’utilisation de la farine de soja. De nombreux efforts ont déjà été déployés pour rendre la chaîne d’approvisionnement en soja plus durable. Néanmoins, nous devons encore prendre des mesures supplémentaires. D’où l’objectif de la charte de durabilité de la Belgian Feed Association (BFA) de couvrir 100 % de la farine de soja utilisée dans le secteur belge de l’alimentation animale avec des certificats de soja durable d’ici 2030.

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