Betteraves sucrières: un traitement contre les pucerons est trop précoce!

Betteraves sucrières: un traitement contre les pucerons est trop précoce!
J.V.

Au cours de la semaine écoulée, 78 parcelles du réseau de « champs d’observation betterave » ont été observées pour la présence de parasites en betteraves. Des pucerons verts aptères ont été observés en petit nombre dans seulement 4 parcelles, relève l’Irbab. Des pucerons noirs de la fève ont également été observés dans certaines parcelles.

Il est très important de ne réaliser le traitement que dès que le seuil de 2 pucerons verts aptères par 10 plantes est atteint. L’Irbab recommande donc de réaliser des observations et de rester vigilants à la présence des pucerons. Ceux-ci demeurent à la face inférieure des feuilles et dans les plis des premières feuilles enroulées.

Dans certaines parcelles, de légers dégâts d’atomaire et d’altise sont signalés. Même si ceci est le cas, l’Institut betteravier ne conseille pas de traitement contre ces parasites, et en tout cas d’éviter un traitement avec un produit contenant une pyréthrinoïde. Ces produits éliminent les petites populations d’insectes utiles et ne sont pas efficaces contre pucerons. Le traitement rendra la lutte contre les pucerons plus difficile.

Suivez l’évolution des populations de pucerons verts via cette carte.

Resemis après dégâts de gel ?

La grande majorité des betteraves est semée. Les chiffres du 18 mars donnent un emblavement de 97 % pour la Raffinerie Tirlemontoise et 94 % pour la clientèle de Iscal. Les températures chaudes des derniers jours ont favorisé les levées. Plusieurs parcelles semées dans les premières semaines de semis ont des levées supérieures à 85 % et développent leurs deux premières vraies feuilles.

Des dégâts de gel ont été signalés dans plusieurs parcelles. Les dégâts sont visibles, souvent sous le sol, en déterrant la betterave et en observant un rétrécissement de l’hypocotyle (tigelle). Les enseignements du passé nous rappellent de ne pas ressemer trop précipitamment ! Pour bien évaluer la décision du re-semis, l’Irbab conseille de compter le nombre de betteraves viables par 10 mètres, à différents endroits du champ et dans différentes lignes de semis.

Un re-semis n’est recommandé que si le nombre est inférieur à 18 plantes viables (20 pour semis 50 cm) par 10 mètres.

Les dégâts de gel peuvent être plus importants dans les terres finement préparées. Aujourd’hui, on compte environ 100 hectares de re-semis, principalement pour cause de gel et quelques parcelles pour encroûtement.

Suivez le développement des cultures via la carte Levée betteraves.

D’après l’Irbab, le 21 avril

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