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La Wallonie veut renforcer les normes encadrant les pulvérisations près des captages d'eau

Les ministres wallons de la Santé et de l'Agriculture, Yves Coppieters (Les Engagés) et Anne-Catherine Dalcq (MR) entendent bien limiter les pulvérisations de pesticides dans les zones de prévention autour des captages d'eau, ont-ils affirmé mercredi, interrogés sur le sujet en séance plénière du parlement régional.

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«Ma volonté est de réévaluer et de renforcer les normes qui encadrent ces pulvérisations dans les zones de prévention autour des captages d'eau. Aujourd'hui, c'est interdit dans un périmètre de 10 mètres autour de la prise d'eau. Au-delà, ça reste autorisé», a rappelé la ministre Dalcq. «Je ne peux pas modifier cette règle moi-même puisque ça relève de la compétence du ministre Coppieters. Je lui ai adressé un courrier la semaine dernière pour lui faire part de mon souhait de renforcer ces normes et d'en discuter», a-t-elle ajouté.

Cette dernière a par ailleurs assuré être «prête à examiner comment améliorer la réglementation spécifique aux lieux accueillant des publics vulnérables», relevant elle aussi de la compétence de son collègue.

«Notre ambition est d'arriver, en collaboration avec la ministre de l'Agriculture, à limiter les pulvérisations dans les zones de protection des captages», a renchéri le ministre Coppieters. «Mais attention, il y a des exemples où le Conseil d'Etat a cassé la volonté de la Région de limiter l'utilisation de certains produits car ce n'est pas toujours clair sur les compétences», a-t-il mis en garde. «Mais oui, nous avons de l'ambition et la Wallonie est plutôt en avance par rapport à d'autres régions», a encore assuré Yves Coppieters en insistant enfin sur l'importance de rassurer la population: «l'eau est potable», a-t-il dit alors qu'une nouvelle enquête du magazine Investigations (RTBF) - diffusée ce mercredi soir - révèle notamment la présence d'un cocktail de polluants (PFAS, TFA mais aussi résidus de pesticides) dans l'eau du robinet non-filtrée.

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