Un ours bien léché

Un ours bien léché

Au sein du Groupe Volkswagen, on cultive l’art de ne pas se tirer dans les pattes. Et dans le cas du Kodiaq, qui porte le nom d’une espèce d’ours vivant en Alaska, mieux vaut en effet faire attention. Le Kodiaq, qui arrive juste après le Seat Ateca, est nettement plus grand que ce dernier. Il se situe également au-dessus du Tiguan, qui se positionne donc entre le Kodiaq et l’Ateca. Du moins en attendant que la version 7 places du Tiguan arrive chez nous. Vous suivez ? Bref, le Groupe Volkswagen évite, autant que faire se peut, la cannibalisation.

De l’espace… et du coffre !

Mais revenons à notre Kodiaq. Un ours, disait-on. En fait, il n’est pas si imposant que cela. 4,7 m de long, c’est juste 4 cm de plus qu’une Octavia. Par contre, le rapport encombrement/habitabilité est tout bonnement hallucinant. On peut y caser 7 personnes. Bien sûr, les deux places de troisième rangée sont réservées aux enfants. Mais ceux qui sont assis au deuxième rang sont en business class.

Et que dire du coffre. En version 5 places, son volume atteint 720

l. Ne cherchez pas, il n’y a pas mieux dans ce segment, même si c’est au détriment de la roue de secours. Et en rabattant la banquette arrière, on atteint plus de 2.000

l. Royal ! Le siège passager rabattable (en option) permet même de transporter des objets longs de 2,80 m.

Modulable

En matière d’habitabilité, ce Kodiaq est donc une vraie Škoda. Mais est-il aussi pratique ? Simply Clever, comme ils disent. Là encore, la réponse est oui.

La banquette de seconde rangée (fractionnable 60/40) coulisse sur 18 cm, et les dossiers sont inclinables. Le coffre peut s’ouvrir d’un mouvement du pied s’il est électrique. Et pour la première fois chez Škoda, on peut s’offrir un système d’observation des alentours. Baptisé « Area View », il utilise des caméras grand angle pour afficher une vue d’oiseau de la voiture sur l’écran du tableau de bord. Une option particulièrement utile pour un SUV haut perché.

Simply Clever

Ceux qui tirent une remorque ou une caravane ne seront pas en reste. D’abord parce que le Kodiaq est capable de tracter jusqu’à 2,5 t, ensuite parce que le système Trailer Assist effectue les manœuvres de recul à votre place.

Mais le plus rassurant, c’est que toute cette technologie n’a pas empêché les ingénieurs d’imaginer des solutions simples, et mécaniques, tout aussi ingénieuses. C’est le cas de la protection du bord des portières : elle sort de la porte comme par enchantement au moment de la fermeture pour protéger la carrosserie de tout contact. Une solution déjà vue chez Ford, avant d’être abandonnée.

Bonne surprise

Reposant sur la plateforme modulaire MQB (pour les véhicules à moteurs transversaux) du Groupe Volkswagen, le Kodiaq limite son poids à 1,5 t (avec le moteur 1.4 TSI). Pas une ballerine, disait-on, mais pas un ours non plus. Et sur la route, c’est plutôt une bonne surprise. D’abord, ce Kodiaq est extrêmement silencieux et très bien amorti.

Ensuite, il se montre parfaitement à l’aise, même si le rythme s’accélère. Pas de sous-virage excessif, pas de mouvements de caisse intempestifs. Une petite molette permet de sélectionner différents modes de conduite, et la position Eco donne accès à la fonction « roues libres » qui désaccouple le moteur et les roues en phase de décélération.

Un système simple qui vise à utiliser au maximum l’élan de la voiture, et donc à anticiper. Parfait pour assimiler les principes de l’écodriving.

Choix réduit

Sous le capot, et c’est un peu dommage, on ne retrouve pas les motorisations d’entrée de gamme qui équipent son cousin le Seat Ateca. Pas de 1.0 TSI, donc, ni de 1.6 TDI. L’essence commence avec le 1.4 TSI de 125 ch, et le diesel avec le 2.0 TDI de 150 ch.

Škoda offre le choix entre une boîte manuelle à 6 rapports ou une boîte DSG à 6 ou 7 vitesses. La transmission intégrale à embrayage multidisque (Haldex) est disponible avec la plupart des motorisations.

Pack « All Road »

Ainsi équipé, le Kodiaq se sent à l’aise, même lorsque l’asphalte cède sa place à la boue ou aux graviers. Grâce à sa garde au sol de 187 mm, il se joue des ornières sans difficulté. Les angles d’approche et d’éloignement – respectivement de 19,1 et 15,6 degrés – autorisent les escapades en tout-terrain, surtout avec le pack «All Road » qui comprend une très efficace protection du carter.

Mode « Tout-Terrain »

Une fois qu’on a quitté la route, il suffit de sélectionner le mode « Tout-Terrain » sur le tableau de bord. Les amortisseurs adaptatifs (en option) modifient leur réglage et la réponse de l’accélérateur devient plus lente. De son côté, l’ABS autorise certains blocages pour créer un effet de cale devant les roues. Pour améliorer la traction en mode tout-terrain, l’ASR permet un plus grand nombre de glissements, alors que le différentiel électronique XDS réagit très vite.

Et lorsque la pente est forte, les fonctions d’aide à la descente (Hill-Descent Control) et d’assistance au démarrage en côte (Hill-Hold Control) viennent à la rescousse.

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