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La Scam lance une seconde levée de fonds

Après une première opération ayant permis de mobiliser 2,5 millions d’euros, la Scam entame une seconde levée de fonds en 2026, année de ses 70 ans.

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Commencée en 2024 et clôturée à l’été 2025, la première levée de fonds avait également permis à la Scam d’accueillir 900 nouveaux coopérateurs, portant leur nombre total à près de 2.400 membres. Forte de cette réussite, la structure lance une nouvelle opération de renforcement de son capital.

Une initiative que la Scam explique de la manière suivante : d’une part, elle présente une situation financière saine, avec plus de 25 millions d’euros de fonds propres ; d’autre part, elle verse, en moyenne, 4 % de dividendes à ses coopérateurs depuis plus de dix ans.

En parallèle, depuis 2025, la coopérative a renforcé son mécanisme de ristournes, redistribuant une partie des résultats à ses clients-coopérateurs en fonction de leur activité.

Ces chiffres ne constituent toutefois pas une garantie pour l’avenir, bien qu’ils témoignent d’une certaine création de valeur.

Renforcer et consolider

« L’objectif de cette seconde levée est de renforcer les capacités d’investissement et consolider l’autonomie financière de la coopérative dans un contexte agricole en pleine mutation », explique la Scam, qui célèbre cette année ses 70 ans d’existence.

Dans un monde agricole en pleine transformation, le directeur de la coopérative, Olivier Debehogne, estime que le rôle de la coopérative est « d’apporter stabilité, outils performants et solidarité économique à nos agriculteurs ».

Parmi les axes de développement, la Scam mise sur la modernisation des infrastructures de collecte et de stockage, l’optimisation logistique, y compris des pistes de transport fluvial, le soutien à des initiatives agri-tech innovantes, le développement des filières céréales biologiques (représentant actuellement environ 10 % des volumes), et, enfin, l’amélioration continue de l’efficacité opérationnelle.

Et d’ajouter : « L’autonomie financière constitue un levier stratégique pour conduire ces projets tout en maîtrisant le recours à l’endettement bancaire. »

« Plutôt que de dépendre exclusivement du financement bancaire, nous associons nos coopérateurs au développement de leur outil économique et leur redistribuons la valeur créée », enchaîne le directeur financier, Christophe Kersteens.

Cinq types de part

Dans le cadre de cette seconde levée de fonds, différents types de part sont accessibles, selon les profils des investisseurs. Ainsi, pour les agriculteurs et les horticulteurs, des parts « pilier » et « acteur » sont proposées. Elles donnent droit à un dividende annuel, à une ristourne adaptée au niveau d’activité et à divers avantages commerciaux spécifiques.

Pour les investisseurs et le grand public, trois types de part sont accessibles : « investisseur », « personnel » et « sympathisant ».

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