Détruire les chicorées non récoltées ou non livrées
Plusieurs hectares de chicorée demeurent dans les champs et n’ont pas pu être récoltés à ce jour. Pour diverses raisons, il est « absolument nécessaire » de récolter ces parcelles « rapidement et proprement », insiste l’Institut royal belge pour l’amélioration de la betterave (Irbab).

Ces chicorées constituent une importante source d’infection par les pucerons et maladies pour les semis à venir. Par ailleurs, ces foyers sont susceptibles d’entraîner une pression importante de pucerons pour la région environnante (dans les parcelles betteravières en particulier). Il faut donc craindre des effets importants sur le voisinage.
Réaliser un arrachage le plus rapidement possible
L’Irbab déconseille fortement la destruction au champ de ces chicorées, même à la fraise. En effet, la quantité de matière organique enfouie sera extrêmement importante et risque d’affecter très négativement la croissance de(s) culture(s) suivante(s).
Par ailleurs, vu la forte capacité de la racine et des morceaux de chicorée à repousser, il est totalement déconseillé de les enfouir entières ou même de broyer la culture en morceaux dans la parcelle. « Dans ce dernier cas, des repousses surviendront encore durant de nombreuses années », met en garde l’Irbab. En outre, les chicorées ayant maintenant une tolérance accrue aux herbicides de la famille des sulfonylurées, leur destruction pourrait être très problématique dans les cultures suivantes en cas de non-arrachage.
Pour la culture suivante, l’Institut betteravier recommande encore de préférer une céréale récoltée avant fin juillet. Et d’expliquer : « Cela permettra une action de contrôle (partielle) sur les repousses de chicorée qui monteront en graines ». Dans ce cadre, il est conseillé d’éviter le maïs ou des cultures ne permettant pas un accès à la parcelle durant cette période car le contrôle des montaisons sera impossible. In fine, la terre sera alors impropre à la culture de la chicorée pour de nombreuses années.
« Pour toutes ces raisons, il est impératif de réaliser rapidement un arrachage de ces chicorées et dans de bonnes conditions », insiste l’Irbab.
Et pour les chicorées arrachées mais non livrées ?
Les chicorées en tas sont en train de reformer un nouveau bouquet foliaire. Elles constituent donc un important foyer potentiel de pucerons. Ces silos doivent être détruits au plus vite.
La meilleure option (si possible) est la livraison vers une station de biométhanisation. Ceci exige un arrachage avec le moins de terre possible et, probablement, au moins un déterrage au moment du chargement.





