Betteraves sucrières: quelle fumure appliquer cette année?
Les laboratoires d’analyse du réseau Requasud – Chaîne Nitrate ont réalisé, en collaboration avec le service agronomique de la Raffinerie Tirlemontoise et l’Institut royal belge pour l’amélioration de la betterave (Irbab), 120 analyses d’échantillons de sol pour établir les profils moyens en azote minéral des terres avant implantation de la culture de betterave.

Cette année, ceux-ci sont marqués par les conditions pluviométriques déficitaires et une chaleur présente durant toute la culture précédente. Les dates, durées et conditions d’implantations des engrais verts influencent fortement les profils observés. De ce fait, les teneurs en azote sont variables.
Les recommandations
Les recommandations de fumures après un précédent céréale paille enlevée sont les suivantes :
– sans apport organique : 110 unités ;
– avec fumier bovin : 70 unités ;
– avec fumier de volaille : 60 unités.
Après un précédent céréale paille enfuie, l’Irbab recommande :
– avec azote organique : 80 unités ;
– avec azote minéral : 120 unités ;
– sans azote minéral, ni organique : 150 unités.
Après pommes de terre, lin, maïs, légumineuses (pois, haricots), il est fortement recommandé de contacter un laboratoire pour un avis personnalisé.
Attention aux excès
Le conseil moyen qui est proposé doit être considéré comme un repère, insiste l’Institut betteravier. Le conseil personnalisé avec analyse de la parcelle reste la recommandation la plus pertinente en cas d’apport d’engrais organiques à action rapide (lisier et fientes) ou d’engrais organiques dont le comportement dans le sol est plus difficilement prévisible (composts, digestats et boues de natures diverses).
Tout excès de fumure par rapport à une fumure raisonnée augmente le risque de dépasser la norme APL, et aura un effet négatif sur la teneur en sucre et la rentabilité de la culture.
le 13 mars





