La Wallonie veut une interdiction progressive des pesticides contenant des Pfas
Le Gouvernement wallon a arrêté sa position visant à réduire l'exposition de la population aux Pfas, en particulier via l'utilisation de produits phytopharmaceutiques, tant pour les particuliers que pour les professionnels, en s'appuyant sur l'existence d'alternatives.

Son représentant au comité d'agréation des produits phytopharmaceutiques sera ainsi chargé de défendre, lors de la réunion du 28 avril, l'interdiction des produits phytopharmaceutiques contenant des Pfas pour les particuliers.
Même interdiction pour les usagers professionnels mais à condition « qu'il existe des alternatives commercialisables, agronomiquement et économiquement praticables, en procédant à une évaluation au cas par cas (culture, type de substance) », précise le Gouvernement.
Celui-ci entend également établir la liste des interdictions possibles en présence d'alternatives en concertation avec les syndicats agricoles. Il soutient, enfin, le retrait des substances actives appartenant à la famille de ces substances au niveau européen.
La note adoptée par le Gouvernement wallon dresse un état des lieux complet de la situation des Pfas en Wallonie et confie au ministre de la Santé et de l'Environnement, Yves Coppieters, une série de mandats, dont ceux de poursuivre les campagnes de mesures des Pfas dans les différentes matrices environnementales (eaux, sols, boues de stations d'épuration) et de renforcer les outils de suivi tout en adaptant le cadre réglementaire wallon. La coordination avec les autorités compétentes en matière de sécurité alimentaire, en particulier l'Afsca, ainsi que le suivi des travaux relatifs à un fonds d'indemnisation Pfas, sont également à son menu.
« La réduction de l'exposition aux Pfas passe d'abord par une action sur les usages là où cela est possible. En préparant une restriction progressive des pesticides concernés, pour les particuliers comme pour les professionnels, la Wallonie fait le choix d'une prévention responsable, fondée sur la science, la concertation et la protection de la santé publique », a conclu le ministre.





