Produits phyto: la Wallonie fixe sa trajectoire pour les captages d’eau
Le gouvernement wallon a validé sa trajectoire de réduction de l’usage des produits phytopharmaceutiques dans les zones les plus sensibles du point de vue de l’eau et de la santé des citoyens. Les modalités pratiques font désormais l’objet de groupes de travail organisés d’ici à la fin de l’année.

Le gouvernement s’est accordé sur un périmètre d’action qu’il définit comme étant « progressif et ciblé » visant à renforcer la protection des ressources en eau, en particulier dans les zones les plus vulnérables de protection des captages d’eau potable IIa et IIb karstiques. Cette approche repose sur une trajectoire phasée, dont la mise en œuvre s’inscrit dans les années 2028 à 2032.
En concertation avec les organisations agricoles
« Les modalités concrètes de mise en œuvre seront élaborées dans le cadre de groupes de travail associant les organisations agricoles », affirme le gouvernement wallon. L’objectif annoncé ? Garantir des solutions réalistes, soutenables et adaptées aux réalités de terrain.
Les travaux des groupes de travail porteront notamment sur le phasage temporel précis des mesures à prendre, le périmètre des mesures (cartographie, impact chiffré…), les dispositifs d’accompagnement technique et économique (Blue Deal agricole, outils d’aide à la décision…) ainsi que les mécanismes de compensation et les outils de soutien à la transition (contrats de captage, politique agricole commune…).
Yves Coppieters, en sa qualité de ministre de l’Environnement et de la Santé, a été chargé de poursuivre les travaux techniques, scientifiques et juridiques nécessaires et de soumettre au gouvernement wallon les propositions réglementaires correspondantes d’ici la fin de l’année.
À travers cette décision, les autorités wallonnes entendent « renforcer progressivement la protection des citoyens face aux produits phytopharmaceutiques, avec une attention particulière portée aux publics vulnérables ». Il annonce également vouloir aboutir à une réduction de la dérive et renforcer, d’ici 2027, la protection et l’information des citoyens.





