Budget européen : «Il va falloir mener la bataille»











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À Hompré, en province de Luxembourg, la députée provinciale Coralie Bonnet a inauguré, le 8 avril dernier, une clinique vétérinaire mobile appelée à sillonner les exploitations agricoles. Derrière cet outil, c’est un projet plus vaste qui se dessine : répondre à la pénurie de vétérinaires ruraux en réancrant la formation dans le réel et en tentant de réparer les fragilités d’une profession mise à l’épreuve.

Le 2 mars dernier, à Bruxelles, dans le cadre du Global Food Forum, les ministres français, italien et polonais de l’Agriculture ont livré bien davantage qu’un plaidoyer sectoriel. Revenus, réciprocité commerciale, gestion de l’eau, innovation, planification stratégique : derrière leurs interventions se dessine une interrogation plus large sur la nature même du projet européen. La réforme de la Pac pourrait devenir l’un des derniers terrains où s’éprouve la réalité d’une souveraineté commune.

Le conseil des ministres européens de l’Agriculture de mars a de nouveau permis aux États membres de faire pression sur la commission pour obtenir l’activation de mesures pour le secteur laitier. Des demandes que l’exécutif refuse, pour l’heure, de concrétiser.

Le 17 mars dernier, l’eurodéputé Benoît Cassart présentait devant la presse un rapport clef sur l’avenir de l’élevage européen. Adopté le lendemain en commission de l’Agriculture, le texte, qui doit encore être débattu avant un vote final en plénière fin avril, tente de répondre à une équation devenue centrale : comment préserver une production animale européenne, tout en intégrant les exigences environnementales, sanitaires et commerciales qui redessinent aujourd’hui le secteur.

Réunis aux Moulins de Beez dans le cadre du Business Club de l’Apaq-w, agriculteurs, industriels, chercheurs et acteurs de l’innovation ont confronté leurs visions de l’avenir alimentaire. Au fil de la table ronde animée par Philippe Mattart, une même interrogation traverse les interventions : comment transformer le système agroalimentaire pour répondre aux attentes environnementales, sanitaires et économiques, tout en tenant compte des comportements parfois contradictoires des consommateurs ?







Comme en commission il y a 15 jours, la proposition de décret portée par Ecolo visant à interdire l'usage de pesticides à proximité des captages d'eau potable a été rejetée par la majorité, mercredi, en séance plénière du parlement wallon.

La Confédération des betteraviers belges (CBB) a dénoncé mercredi, au lendemain de l'annonce de la signature d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et l'Australie, «une nouvelle concession inacceptable» et «un manque de considération envers les planteurs de betteraves européens».

L’élevage s’est invité au cœur d’une réflexion qui dépasse désormais largement le seul champ de la production. Chercheurs, responsables politiques et représentants de la filière étaient réunis, le 18 mars dernier au parlement européen, dans le cadre de la conférence « EU Livestock 2030 », pour tenter de saisir ce qui se joue aujourd’hui autour de l’animal, de la viande et du lait, et, au fond, autour de la place que l’agriculture entend encore occuper dans le projet européen. Entre exigences de durabilité, attentes sociétales et contraintes économiques, c’est un modèle tout entier qui se trouve interrogé, à la recherche d’un nouvel équilibre.

La signature d’un vaste accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Australie représente un « nouveau de poignard » pour les agriculteurs européens et belges qui ont servi une nouvelle fois de « monnaie d’échange », ont réagi les syndicats agricoles Fja et Fugea.

Au dernier Global Food Forum, la discussion consacrée à la rénovation du cadre climatique et environnemental européen a cristallisé l’un des dilemmes les plus sensibles de l’UE : comment élever le niveau d’exigence écologique sans fragiliser la production agricole ? Autour de l’eurodéputé wallon Benoît Cassart, d’un haut responsable de la commission, d’un représentant des céréaliers français et d’un acteur des crédits carbone, le débat a esquissé les contours d’un nouvel équilibre entre ambition verte et souveraineté productive.
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