Un été fait de nouvelles habitudes?

La fin de l’année scolaire approche à grands pas… Bientôt, l’école cédera sa place aux vacances. Pour certaines de nos chères petites têtes blondes, cette période sera synonyme de découvertes touristiques, de travail à la ferme, de plaines de vacances ou encore de camps scouts. Chaque année, des dizaines de membres des mouvements de jeunesse vivent cette expérience, bien souvent au cœur de la ruralité.
L’occasion de s’amuser… Mais aussi de bien manger ! En effet, à travers son action « Camps d’été », la Cellule Manger Demain propose aux organisateurs de camps des cartes de réduction à utiliser dans des points de vente en circuit court. Ce soutien financier doit inciter les mouvements de jeunesse à intégrer davantage de produits locaux, bio, vrac et zéro déchet dans leurs menus. Avec une double finalité : accompagner les jeunes vers une alimentation plus durable et soutenir les producteurs locaux durant la période estivale, souvent caractérisée par un recul des ventes.
À travers cette action, les camps d’été ne constituent pas uniquement un espace de retrouvailles, d’apprentissages, d’aventures… Ils deviennent également un lieu de conscientisation, invitant les jeunes à se pencher sur l’origine de leur alimentation et sur l’impact des choix de consommation qu’ils auront, un jour, à poser. Les sensibiliser à une alimentation ancrée dans leur territoire, c’est également espérer qu’ils deviennent, malgré leur jeune âge, des modèles pour leurs parents, les invitant eux aussi à se tourner vers les circuits courts.
La démarche permet encore de s’initier à l’agriculture wallonne, dans toute sa diversité. Car visiter un magasin à la ferme, ce n’est pas seulement acheter de la viande, des légumes… C’est aussi découvrir un métier et ses réalités, d’une part, et mesurer le chemin parcouru avant que lesdits produits n’arrivent dans l’assiette, d’autre part. L’initiative doit encore permettre aux jeunes et à leurs encadrants de devenir de véritables acteurs d’une économie locale, en limitant les intermédiaires.
Sans être moralisatrice, l’expérience invite les jeunes à changer leur regard sur les étapes de production de certaines denrées, les aide à mesurer la saisonnalité des produits, à comprendre ce qui se cache derrière le « local »… Tout en profitant d’un été au grand air.
À l’heure où les habitudes alimentaires évoluent et où les attentes sociétales se font de plus en plus fortes, les initiatives telles que « Camps d’été » esquissent peut-être, à petite échelle, les contours d’une consommation plus réfléchie et davantage ancrée dans les réalités de notre agriculture wallonne.





