Basf présente ses dernières innovations en protection des cultures
Pour la septième année consécutive, Basf a centralisé ses essais de démonstration autour de la ferme du Grand Marcha, à Obaix. Ces essais sont dédiés à la bonne utilisation des produits de protection des plantes, à la lutte contre les maladies en céréales et pommes de terre, à la lutte contre les mauvaises herbes en betteraves, maïs, pommes de terre et légumes ainsi que contre les pucerons en betteraves.

La société insiste sur l’importance d’une gestion responsable de l’utilisation des produits de protection des plantes et en particulier des produits à base de bentazone, de métazachlore, et de diméthénamide-P. Le respect des zones tampons, des mesures anti-dérives et des mesures reprises dans les Plans de réduction des émissions (PRE) est primordial pour éviter la présence de ces molécules dans les eaux de surface ou souterraines. C’est un enjeu capital pour maintenir ces solutions à l’avenir.
Une innovation insecticide pour lutter contre les pucerons en betteraves
Grâce au support du secteur, et en particulier de l’Irbab, une dérogation de 120 jours a été accordée à l’insecticide Durilon, dont la matière active est le dimpropyridaz aussi appelé Axalion par Basf, pour lutter contre les pucerons en betteraves sucrières.
Dans les essais conduits par l’institut en 2025, année à forte pression, Durilon s’est montré particulièrement efficace contre les pucerons avec, comme résultats, un rendement sucre par hectare plus élevé. Ce produit joue un rôle majeur dans la lutte contre ce ravageur car il apporte un mode d’action nouveau et supplémentaire, ce qui permet d’alterner les différents insecticides encore disponibles et de gérer le risque de développement de résistance de ces insectes. « Le Durilon impacte la mobilité des pucerons qui, une fois en contact avec le produit, cesse de s’alimenter et donc de transmettre les virus. Il finira ensuite par mourir », décrit Bruno Burlet.

Un autre avantage de Durilon est son profil plus favorable vis-à-vis des auxiliaires qui contribuent aussi au contrôle des populations de pucerons.
Enfin, la rémanence de ce produit est jugée assez bonne par la firme, de deux à trois semaines, ce qui explique qu’un puceron sain consommant une betterave traitée serait aussi neutralisé.
Conaxis, un herbicide contre les daturas
Dans un essai conduit en pois et en fèves, le nouvel herbicide Conaxis a montré tout son intérêt dans la lutte contre les daturas. Cette efficacité lui a valu une autorisation de 120 jours en pommes de terre. Pour rappel, la présence de cette mauvaise herbe toxique, très nuisible, entraîne une non-conformité de niveau 1 par rapport à la réglementation Vegaplandont, lorsqu’elle surpasse 10 plantes/ha (au stade de production de graines).
« Le conaxis est composé de clomazone et de diméthénamide-P et est agrée à 1,5 l/ha en dose pleine, en pré-émergence. Sa formulation en suspension de capsule permet à la substance active d’être libérée progressivement, ce qui la rend plus sélective mais aussi plus rémanente », précise Bruno Burlet.
Deux nouveaux fongicides pour lutter contre le mildiou de la pomme de terre
Un essai en pommes de terre a mis en évidence l’efficacité des schémas à base de Privest et Suprova qui ont permis de garder les parcelles traitées indemnes de mildiou alors que la parcelle non traitée était fortement touchée par la maladie.

Privest et Suprova jouent un rôle important dans la lutte contre les différentes souches de mildiou car ils combinent deux modes d’actions complémentaires et différents dont un mode d’action complètement distinct des autres fongicides anti-mildiou. « Le Privest contient de l’amétroctradine, une molécule de contact, et du phosphonate de potassium, une solution systémique. Cette dernière a une action indirecte en renforçant les défenses naturelles de la plante et une action directe sur le champignon en freinant son développement », explique Bruno Burlet.
Suprova, quant à lui, est une association d’amétoctradine et de propamocarbe.
Enfin, ces fongicides prêts à l’emploi présentent aussi l’avantage de s’utiliser seul (sans partenaire) en situation préventive, contre toutes les souches de mildiou.
Faire le bon choix de fongicides contre la rouille brune en froment
Comme en 2025, la maladie dominante cette année en froment d’hiver est la rouille brune. L’enjeu contre cette maladie redoutable est de garder les dernières feuilles exemptes de pustules le plus longtemps possible, puisqu’elles contribuent le plus au rendement.

Dans ce contexte les solutions comme Imtrex EC + Balaya, Priaxor EC + Lenvyor, Librax + Avidaxa ou + Mizona, Revystar Gold, Revytrex, et Verydor se sont montrées les plus efficaces.
Pour la protection précoce du feuillage contre, entre autres, la septoriose et les rouilles, les fongicides mis en avant sont Avidaxa, Balaya, Daxur, Navura et Xenial qui présentent un large spectre d’action.
Importance des racinaires et de la pré-émergence en betteraves
Dans la lutte contre les mauvaises herbes en betteraves, Basf insiste sur le rôle majeur des produits racinaires dans le désherbage et notamment du Kezuro et du Tanaris en plus du Frontier Elite tant avec le système FAR classique qu’avec le système Conviso Smart.
Spectre et complémentarité des herbicides racinaires
Un essai avec semis de mauvaises herbes montre le spectre d’efficacité de différents herbicides racinaires utilisés en maïs, betteraves, pommes de terre, légumes, cultures ornementales ou terrains meubles non cultivés. Parmi les herbicides racinaires testés citons Akris, Conaxis, Frontier Elite, Stomp Aqua, Tanaris et Toki. Cet essai met en évidence la complémentarité et l’intérêt de l’association de différents herbicides racinaires pour élargir le spectre d’action et améliorer ainsi l’efficacité du désherbage.
Gestion durable de l’azote
Dans un contexte où l’amélioration de l’efficience de l’azote devient cruciale, la société met en avant ses deux solutions de gestion de l’azote, Limus Perform 2.0, un inhibiteur d’uréase, et Ampliqan Perform, un inhibiteur de nitrification.
Limus Perform 2.0 est un produit à mélanger dans la solution azotée pour limiter les pertes par volatilisation ammoniacale. Ampliqan Perform peut, quant à lui, être mélangé dans la solution azotée ou dans les effluents d’élevage afin de réduire les pertes par lessivage des nitrates et volatilisation du protoxyde d’azote.





