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La Belgique a déjà enregistré 117 feux de végétation cette année

La Belgique a déjà enregistré 117 feux de végétation depuis le début de l’année, soit deux de plus qu’en 2025, alertent mercredi des chercheurs de la Faculté des bio-ingénieurs de l’Université de Gand (UGent). Ce chiffre dépasse largement la moyenne de long terme (2010-2025), qui s’établit à 62 feux.

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En 2026, 31 ha de milieux naturels ont déjà brûlé en Belgique. La répartition varie fortement selon les provinces : le Limbourg est en tête avec 20,5 % des feux enregistrés, suivi de Namur (17,1 %), de la Flandre occidentale et d’Anvers (13,7 % chacune), de la Flandre orientale et de Liège (10,3 % chacune), du Luxembourg (6,0 %), du Brabant flamand (4,3 %), du Hainaut (3,4 %) et du Brabant wallon (0,9 %).

Plus de 95 % de ces incendies sont d’origine humaine, qu’il s’agisse d’imprudence ou d’actes volontaires.

À l’échelle européenne, on dénombre déjà 1.396 grands feux de végétation (de plus de 30 ha), contre une moyenne de long terme de 1.119. La superficie totale brûlée dépasse elle aussi la moyenne : 429.583 ha détruits depuis janvier, contre 388.828 hectares en moyenne.

Pour les chercheurs, cette évolution n’a rien d’un hasard : le dérèglement climatique d’origine humaine augmente le nombre de jours à risque élevé d’incendie.

« L’impact du changement climatique sur les feux de végétation ne se limite pas aux pays méditerranéens », explique le professeur Jan Baetens (UGent). « En Belgique et dans le reste de l’Europe du Nord-Ouest, le risque augmente également. Cela nécessite une approche scientifique qui ne se concentre pas uniquement sur la lutte contre les incendies, mais aussi sur la prévention, la gestion des risques et une meilleure compréhension de l’origine et de la propagation des feux de végétation. »

Les chercheurs ajoutent que la Belgique n’est pas suffisamment préparée à l’augmentation du risque de feux de végétation. L’un des principaux défis reste le manque de données systématiques sur ces incendies.

« Il est impossible de mettre en place une politique efficace si l’on ne sait pas précisément où, quand et pourquoi les feux de végétation se déclarent », souligne Jan Baetens. « C’est pourquoi nous collectons un maximum de données pendant et après les incendies. Ces informations nous permettent de mieux cartographier les risques, de prédire le comportement des feux et d’aider plus efficacement les services de secours ainsi que les gestionnaires d’espaces naturels. »

Les feux de végétation ne pourront pas être totalement évités, mais leurs conséquences peuvent être limitées grâce à un meilleur suivi, une sensibilisation du public et une collaboration étroite entre acteurs concernés, concluent les chercheurs.

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