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La géomyze s’invite au parlement wallon

Après les premières observations de dégâts attribués à la géomyze révélées en juin par Le Sillon Belge, le député wallon Loïc Jacob (Les Engagés) a interpellé la ministre Dalcq. Si le gouvernement wallon confirme une première observation en Belgique, il se veut rassurant tout en annonçant un suivi attentif de ce nouveau ravageur du maïs.

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La présence de la géomyze ( Geomyza tripunctata ) en Wallonie n’aura pas tardé à trouver un écho au parlement régional. Quelques semaines après la publication, dans Le Sillon Belge, des premières observations préoccupantes de dégâts dans des parcelles de maïs hennuyères, le député Loïc Jacob a interrogé la ministre wallonne de l’Agriculture sur l’ampleur du phénomène et les mesures envisagées pour prévenir une éventuelle propagation.

Le parlementaire rappelle que les observations réalisées par le Centre indépendant de promotion fourragère (Cipf) constituent une première en Wallonie et souligne que cette apparition s’inscrit dans un contexte plus large d’émergence de nouveaux ravageurs favorisée par l’évolution des conditions climatiques. Il demande notamment si une première évaluation des dégâts est disponible, si un dispositif spécifique de surveillance sera mis en place et quelles recommandations pourront être formulées aux agriculteurs confrontés à cette mouche lors des prochains semis.

Une première observation en Belgique

Dans sa réponse, la ministre Anne-Catherine Dalcq confirme qu’il s’agit bien de la première observation rapportée en Belgique de ce diptère susceptible d’occasionner des dégâts au maïs. Trois parcelles situées sur le territoire d’Enghien sont concernées. Selon la ministre, cet insecte est surtout connu dans l’ouest de la France, où une attaque d’ampleur comparable avait déjà été signalée en 2016. Les conditions particulièrement fraîches et humides du printemps 2026 auraient favorisé sa prolifération en Wallonie, tandis que le ralentissement de la croissance des jeunes maïs a prolongé leur période de vulnérabilité.

Le gouvernement wallon indique que le Cipf et le Centre pilote Maïs disposent déjà d’un réseau d’essais et d’observation réparti sur l’ensemble de la Wallonie. Même si ces dispositifs ne sont pas spécifiquement dédiés à la géomyze, ils devraient permettre de déterminer si les dégâts constatés relèvent d’un épisode isolé ou annoncent une installation plus durable du ravageur. Si tel devait être le cas, un suivi spécifique pourrait être mis en place. La ministre rappelle également que les centres pilotes, les services agricoles provinciaux et le Cra-w collaborent déjà dans la surveillance de plusieurs organismes pathogènes émergents, notamment certains champignons, la mouche orientale des fruits ou encore différents organismes de quarantaine.

Pas de solution curative

Anne-Catherine Dalcq souligne qu’il n’existe actuellement aucun traitement curatif contre la géomyze. Un traitement préventif des semences à base de cyantraniliprole est bien autorisé au niveau européen, mais il n’est pas agréé en Belgique. Les observations du Cipf se poursuivront afin de mieux connaître la biologie de l’insecte, d’évaluer son potentiel de développement dans nos conditions et de définir, si nécessaire, des recommandations techniques destinées aux agriculteurs.

Dans sa réplique, Loïc Jacob s’est dit satisfait qu’une analyse soit en cours afin de déterminer s’il s’agit d’un événement ponctuel ou d’un phénomène appelé à s’installer. Il a insisté sur l’importance de développer une approche prospective face à l’arrivée probable de nouveaux ravageurs liés au changement climatique, afin de permettre aux centres de recherche et aux agriculteurs de disposer rapidement des outils nécessaires pour y faire face. Même si les autorités wallonnes se veulent prudentes à ce stade, cette première apparition de la géomyze en Belgique illustre une nouvelle fois la nécessité d’une veille sanitaire renforcée face à l’évolution des bioagresseurs susceptibles d’affecter les cultures de maïs.

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