La géomyze s’invite au parlement wallon
Après les premières observations de dégâts attribués à la géomyze révélées en juin par Le Sillon Belge, le député wallon Loïc Jacob (Les Engagés) a interpellé la ministre Dalcq. Si le gouvernement wallon confirme une première observation en Belgique, il se veut rassurant tout en annonçant un suivi attentif de ce nouveau ravageur du maïs.

La présence de la géomyze ( Geomyza tripunctata ) en Wallonie n’aura pas tardé à trouver un écho au parlement régional. Quelques semaines après la publication, dans Le Sillon Belge, des premières observations préoccupantes de dégâts dans des parcelles de maïs hennuyères, le député Loïc Jacob a interrogé la ministre wallonne de l’Agriculture sur l’ampleur du phénomène et les mesures envisagées pour prévenir une éventuelle propagation.
Le parlementaire rappelle que les observations réalisées par le Centre indépendant de promotion fourragère (Cipf) constituent une première en Wallonie et souligne que cette apparition s’inscrit dans un contexte plus large d’émergence de nouveaux ravageurs favorisée par l’évolution des conditions climatiques. Il demande notamment si une première évaluation des dégâts est disponible, si un dispositif spécifique de surveillance sera mis en place et quelles recommandations pourront être formulées aux agriculteurs confrontés à cette mouche lors des prochains semis.
Une première observation en Belgique
Pas de solution curative
Anne-Catherine Dalcq souligne qu’il n’existe actuellement aucun traitement curatif contre la géomyze. Un traitement préventif des semences à base de cyantraniliprole est bien autorisé au niveau européen, mais il n’est pas agréé en Belgique. Les observations du Cipf se poursuivront afin de mieux connaître la biologie de l’insecte, d’évaluer son potentiel de développement dans nos conditions et de définir, si nécessaire, des recommandations techniques destinées aux agriculteurs.
Dans sa réplique, Loïc Jacob s’est dit satisfait qu’une analyse soit en cours afin de déterminer s’il s’agit d’un événement ponctuel ou d’un phénomène appelé à s’installer. Il a insisté sur l’importance de développer une approche prospective face à l’arrivée probable de nouveaux ravageurs liés au changement climatique, afin de permettre aux centres de recherche et aux agriculteurs de disposer rapidement des outils nécessaires pour y faire face. Même si les autorités wallonnes se veulent prudentes à ce stade, cette première apparition de la géomyze en Belgique illustre une nouvelle fois la nécessité d’une veille sanitaire renforcée face à l’évolution des bioagresseurs susceptibles d’affecter les cultures de maïs.





