Accueil Environnement

Protéger les ruches contre le frelon asiatique pour préserver le miel de demain

La protection des abeilles contre le frelon asiatique ne concerne pas uniquement les apiculteurs et suppose aussi une coopération avec les agriculteurs, les citoyens, les communes, les gestionnaires d'espaces verts et les pouvoirs publics, souligne vendredi EUBeeLovers. Pour la campagne européenne de promotion et de sensibilisation en faveur du miel européen, l'enjeu est d'en limiter la propagation et de protéger les ruches.

Temps de lecture : 2 min

Dix ans après la découverte d'un premier nid en Wallonie, dans la région de Tournai, le frelon asiatique est désormais une menace installée en Belgique. Aujourd'hui, son éradication n'est plus considérée comme possible. Au sud du pays, le bilan du piégeage du printemps dernier fait état de plus de 134.000 pièges distribués et de plus de 40.000 fondatrices capturées, avec des captures recensées dans 227 communes. En Flandre, le Parlement flamand évoquait, pour 2025, plus de 25.000 nids signalés et 13.000 destructions rapportées, un niveau record et en forte hausse par rapport à l'année précédente, relaye EUBeeLovers.

Or cette progression intervient à un moment clé de la saison apicole car, à la fin de l'été et au début de l'automne, la pression du frelon asiatique augmente autour des ruches. L'espèce menace les abeilles en les attaquant directement et en les capturant à proximité des ruches. Sa simple présence devant les colonies peut aussi provoquer un stress important.

Cette période de fin d'été est pourtant cruciale puisque les colonies doivent encore trouver des ressources, maintenir leur dynamique et se préparer à passer l'hiver. Ce blocage de l'activité peut dès lors les fragiliser, réduire leurs réserves et augmenter leur vulnérabilité.

A cela s'ajoute la pression sur la production de miel car la pression du frelon peut limiter l'activité de butinage des abeilles.

Les apiculteurs disposent d'outils pour protéger leurs ruches, qui ne suffisent cependant pas si l'ensemble du territoire ne participe pas à la détection et à la gestion des nids. La lutte contre le frelon asiatique repose donc sur une mobilisation collective, insiste EUBeeLovers. Les citoyens, les communes, les entreprises, les écoles, les gestionnaires d'espaces verts et les propriétaires privés ont tous un rôle à jouer, notamment en signalant rapidement les nids (via la plateforme FixMystreet en Wallonie et à Bruxelles et Vespa Watch en Flandre où les services compétents) et en évitant les interventions improvisées.

La gestion du frelon asiatique doit aussi mobiliser tous les acteurs du monde agricole, encourage enfin EUBeeLovers.

A lire aussi en Environnement

Voir plus d'articles