Réduction de la dérive: ce qui change sur les étiquettes des produits phyto
Depuis le 1er janvier dernier, tout traitement phytopharmaceutique réalisé en plein air en Belgique doit être appliqué avec du matériel réduisant la dérive d’au moins 75 %. Ce changement entraîne des répercussions sur la largeur de la zone tampon associée à chaque produit. Les étiquettes sont en train d’être adaptées à cette nouvelle règle, mais cela prend du temps. Durant cette période de transition, les zones tampon doivent être adaptées sur base de tableaux de conversion.

Adapter les autorisations et les étiquettes de tous les produits phyto ne se fait pas du jour au lendemain. C’est pourquoi, à l’heure actuelle, de nombreuses étiquettes n’ont pas encore été mises à jour. On peut donc encore y lire des mentions telles que : « zone tampon de 10 mètres avec technique classique » ou « zone tampon de 20 mètres avec technique réduisant la dérive de 50 % ».
Ces mentions ne reflètent pas encore l’obligation d’utiliser du matériel anti-dérive 75 % minimum. Pourtant, celle-ci est déjà en vigueur aujourd’hui, pour toutes les parcelles traitées.
Il incombe donc aux agriculteurs et entrepreneurs, en tant qu’utilisateur, de faire eux-mêmes le lien entre l’ancienne mention indiquée sur l’étiquette et la largeur de zone tampon à respecter réellement avec le matériel anti-dérive 75 %. Pour aider les acteurs de terrain, le Service public fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement met à disposition des tableaux de conversion, repris dans la brochure « Zones tampon et réduction de la dérive », disponible sur Phytoweb (https://fytoweb.be/fr/guides/phytoprotection/zones-tampon-et-reduction-d...).
Un principe général de conversion…
Plus la technique anti-dérive utilisée est performante, plus la largeur de la zone tampon à respecter peut être réduite.
Concrètement, si vous utilisez un pourcentage de réduction de dérive supérieur à celui indiqué sur l’étiquette du produit, vous pouvez réduire la largeur de la zone tampon à respecter le long des eaux de surface (tableau 1).

… mais aussi une exception
Ce principe de réduction ne s’applique pas aux produits dont l’acte d’autorisation comporte la phrase de risque liée au transfert par érosion, appelée « phrase Spe2 » (lire encadré).
Dans ce cas, la règle est différente et plus simple à retenir : la largeur de la zone tampon indiquée sur l’étiquette reste inchangée (tableau 2).

Et avec un matériel encore plus performant ?
En optant pour un matériel réduisant la dérive de 90 %, la largeur de la zone tampon qui s’applique avec 75 % de réduction de la dérive pourra être réduite (tableau 3).

À terme, toutes les étiquettes des produits autorisés en Belgique indiqueront un pourcentage minimal de réduction de la dérive de 75 ou 90 %, (ou 99 % pour les cultures verticales).
Où trouver les tableaux de conversion ?
Les tableaux de conversion complets, permettant de déterminer la zone tampon et la réduction de dérive applicables à chaque situation, sont disponibles dans la brochure « Zones tampon et réduction de dérive » évoquée ci-avant.





