Benoît Cassart plaide pour une approche globale de l’élevage
Réagir au changement climatique, oui, mais sans réduire l’élevage à ses seules émissions de gaz à effet de serre. À la suite de la publication d’une étude consacrée aux trajectoires permettant à la Belgique d’atteindre la neutralité carbone en 2050, l’eurodéputé Benoît Cassart appelle à considérer l’ensemble des services rendus par l’élevage et les prairies. Il met également en garde contre une diminution de la production européenne qui conduirait à importer davantage de denrées et, selon lui, à déplacer une partie des émissions plutôt qu’à les réduire.

La forte diminution des cheptels envisagée dans le scénario climatique le plus ambitieux étudié par le Vito, Sytra (UCLouvain) et Gembloux Agro-Bio Tech (ULiège) fait réagir Benoît Cassart. L’eurodéputé wallon ne remet pas en cause l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, mais conteste une analyse de l’élevage qui serait principalement centrée sur ses émissions directes. Son argument : pour apprécier l’empreinte réelle de l’élevage, il faudrait élargir le bilan aux interactions entre l’animal, la prairie et son environnement....
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