Courrier des lecteurs : abattoir d’Ath, peut-on condamner toute une filière pour les actes de quelques-uns ?
Peut-on fermer une entreprise sous prétexte que du personnel s’y serait mal conduit ? Si oui, alors on pourrait, par exemple, judiciairement et pour longtemps, interdire l’accès à une autoroute sous prétexte qu’un automobiliste y a intentionnellement causé un accident.

Autre réflexion, sans l’accord des accusés, les enregistrements audio et vidéos ne peuvent être rendus public et surtout pas servir de preuves ou d’arguments pour le tribunal. Du moins pour les truands, mais peut-être en va-t-il différemment avec les honnêtes gens ?
Cet avertissement n’est pas présent dans le chef de Gaia. Dès lors, l’association ne devrait-elle pas être condamnée pour divulgation d’images frauduleuses prises sans autorisation ?
Ces images sont-elles authentiques ? Cette année, en suivant des cours d’informatique, j’ai été ahuri et le reste de la classe avec moi, en constatant avec quelle facilité, démonstration nous en a été faite en quelques minutes, on peut modifier une vidéo ou une photo. Même pour la voix… On peut vous faire dire ou réaliser ce qui n’est pas. Le prof nous a affirmé qu’à l’heure actuelle, avec l’IA, l’intelligence artificielle donc, plus rien de ce qu’on amenait comme preuve voici 10 ans ne peut servir du point de vue juridique. Cela n’a pas été le cas à Ath ! Donc violation des droits de la défense.
Quand Gaia biaise le débat
L’association Gaia est coutumière des données et images biaisées, voire faussées. Il faut savoir que, vivant de dons et de captation d’héritage, son but est loin d’être philanthropique et elle utilise régulièrement la manipulation des images dans sa publicité. Souvenez-vous de son attaque récente contre le lait. « On arrache des veaux à leur mère pour pouvoir avoir du lait pour l’homme. » « La vache et le veau pleureraient cette séparation. » Dans l’émission « On n’est pas des pigeons », un journaliste, mal informé, débat avec le directeur de Gaia sur le fait que la vache doit être « enceinte » pour donner du lait. Vous vous rendez compte, un veau chaque année ! Cela épuise les bêtes…
Posons-nous la question : serait-ce mieux dans la nature ? Là où les femelles mettent bas également chaque année, mais ça, Gaia se garde de le préciser. Là où les oiseaux élèvent une et parfois deux nichées l’année. Là où ces multiples et tendre naissances servent principalement d’aliments à moult prédateurs. Regardez ces animaux sauvages, toujours inquiets, ouïes et regards sans cesse en alerte. Ils savent, eux, que dans la nature, la vieillesse est très rare ; un instant de faiblesse ou d’inattention et on disparaît et de façon souvent bien plus cruelle que dans un abattoir.
Ceci ne justifie en rien la cruauté de certains, mais si ces exactions méritent d’être punies, à condition d’être prouvées par une prise sur le fait par des fonctionnaires ad hoc et pas par des images peut être synthétiques, pourquoi fermer un abattoir et pénaliser, voire ruiner, toute une coopérative qui n’y est pour rien.
Gaia, pour ses intérêts financiers, cultive la psychose, sans le moindre état d’âme pour les éleveurs qui réalisent un boulot fantastique pour le bien-être et les soins à leur bétail. Gaia crée, par mensonges et médisance, un véritable mal-être humain, dont ces prétendus amis des animaux n’ont cure. Ce sont des gens très cruels envers notre profession.
Voici une vingtaine d’années, en tant que membre de la Commissions consultatives communales d’aménagement du territoire de ma commune, nous débattions de l’implantation d’un élevage de 20.000 poulets et, directement, les remarques fusèrent : « Regardez ça ! Ils annoncent 5 % de perte sur un engraissement de 40 jours, soit 25 poulets par jour. On ne va quand même pas laisser installer un pareil camp de concentration chez nous ? » J’ai d’abord fait remarquer que le vendeur de l’installation garantissait 5 % de perte maximum. Ensuite, que sur ma ferme, quand j’élevais des poussins, j’étais content si sur 12 œufs mis à couver et 11 poussins qui naissaient, il m’en restait 5, soit près de 60 % de perte, après les prélèvements par les rats, busards, corneilles… Et c’est encore bien pire pour la faune piscicole sauvage, où, souvent, 99 % des alevins disparaissent avant l’âge adulte. C’est un aspect de la nature que certains se refusent de voir.
Connaissant mal les finalités du jugement, je suis probablement mal placé pour donner un conseil, mais vu l’urgence, pour moi, un jugement en référé pourrait rapidement débloquer l’abattoir et remettre le jugement en question.





